Entraîné sans Trenet
Exils # 211 (23/06/2026) Ménilmontant (1926) commence comme un slasher , comble l’amateur de film dit d’horreur. Au massacre à la hache inaugural répondra l’énervé pavé final. Construit en boucle bouclée, il s’intéresse aussi à la violence de l’indifférence. Entre l’étonnant prologue et le morne épilogue, on revisite vite les motifs des deux orphelines, cette fois-ci fleuristes, de la grande ville. Démuni du moindre intertitre, l’aimable mélodrame fait en résumé se croiser Griffith & Ruttmann, capture la capitale, écrin malsain de romance malheureuse, en sourdine incestueuse. Ce côté documenté, la caméra s’aère façon Lumière, le solitaire respire en hiver, démontre à nouveau que nul n’attendit Truffaut and Co. pour quitter le studio. D’abord déguisée en adolescente, écho à Pickford, Sibirskaïa/Lebas deviendra une mater dolorosa , traits défaits, mouillés, plus proche de Karina dans Vivre sa vie , livide et liquide devant Dreyer & Falconetti, que de la virginale Gish e...