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Affichage des articles associés au libellé James Foley

Jason X

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  Un métrage, une image : La mort sera si douce (1990)   Thompson au ciné, ancienne histoire, on le sait, depuis les scripts coécrits de L'Ultime Razzia (1956)/ Les Sentiers de la gloire (1957), d’après deux romans précédents, point les siens, jusqu’aux incontournables Guet-apens (Peckinpah, 1972), Série noire (Corneau + Perec, 1979), Coup de torchon (Tavernier, 1981), modèles de fidélité infidèle, voire l’inverse, en passant par les plus davantage dispensables Guet-apens (Donaldson, 1994), Liens secrets (Oblowitz, 1997), The Killer Inside Me (Winterbottom, 2010), n’omettons de mentionner une curiosité intitulée Hit Me (Shainberg, 1996), avec Elias Koteas & Laure Marsac. En 1990 sortit aussi le remarquable et remarqué Les Arnaqueurs de Frears, scénarisé selon le spécialiste Westlake, produit aux bons soins d’un certain Scorsese, au terme duquel le trop sentimental et un peu incestueux Cusack succombait à son implacable maman, donc Anjelica Huston, dé...

Le Bayou

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  Un métrage, une image : Vengeance froide (1996) Treize ans avant le vrai-faux sequel très longuet de Bertrand Tavernier ( Dans la brume électrique , 2009), voici une émouvante (més)aventure de Dave Robicheaux à nouveau, cette fois-ci filmée par Phil Joanou , déjà responsable du plutôt recommandable Sang chaud pour meurtre de sang-froid (1992), encore avec Eric Roberts et surtout la chère Kim Basinger, elle-même alors mariée à Alec B. Porté par un Baldwin impliqué, par ailleurs co-producteur (exécutif), dissimulé derrière un titre français fadasse, auquel préférer le poétique et polysémique Heaven’s Prisoners d’origine, Vengeance froide s’avère vite un divertissement adulte, muni de mélodramatique tumulte, dès son intense introduction, de claire et obscure confession, au sujet du désir et de l’abus d’alcoolisée boisson. Au hasard secouriste, (dis)grâce au ciel, majuscule optionnelle, fissa flanqué d’une fifille presque adoptive, clandestine irrésistible, couple impro...

The Parts You Lose : Après la tempête

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  « Syndrome de Stockholm » ? Communication laconique. Le cinéma contemporain, pas seulement américain, ne vaudrait rien ? Révisez vite votre jugement injuste en visionnant le valeureux The Parts You Lose (Christopher Cantwell, 2019), parties perdues qui ne vous feront pas perdre votre temps, même probablement affranchis de votre activité/profession, estimée non nécessaire à la Nation, par le contradictoire confinement. Ce premier opus prometteur, filmé de manière millimétrée, (dé)cadré idem , manifestation angoissante de l’isolement, du champ apaisant des possibles, appréciez l’art de la composition des plans en widescreen , tourné chez Guy Maddin, c’est-à-dire, précisons, à Winnipeg, dans le Manitoba, doublure délocalisée de nordiste Dakota, OK, s’inscrit au sein d’un sillage muni d’hommages, rempli d’outrages, je vous renvoie fissa vers Les Contrebandiers de Moonfleet (Fritz Lang, 1955), La Nuit du chasseur (Charles Laughton, itou) et Comme un c...

Backtrack : Train d’enfer

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Parvenir à se souvenir, au risque d’en mourir, et le « tel père, tel fils » contredire… Adulte, endeuillé, élégant, soigné, le méconnu-mésestimé Backtrack (Michael Petroni, 2015) mérite vraiment d’être exhumé, réévalué. Psychiatre patraque, papounet désemparé, pêcheur pécheur, une seconde d’inattention + un reflet de camion = une fillette adorée terrassée, l’adoubé, very broody Adrien Brody y broie du noir, carbure à la culpabilité. À l’instar du gosse trop lucide de Sixième Sens (M. Night Shyamalan, 1999), il aperçoit des dead people , dialogue avec, par exemple l’impeccable Sam Neill, puis rentre chez lui, revoir son père, y voir plus clair. Mais la mémoire, évidemment amère, le fait ressembler à l’amnésique volontaire de Spider ( David Cronenberg , 2002), lui fait affronter son propre géniteur, policier retraité auparavant buveur, kidnappeur, violeur, tueur, mystificateur, dissimulateur et peut-être serial killer . On passe par conséquent du mélodrame famil...

The Monster : Mon bébé

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Femme au volant, amour au tournant… Why don ’ t you love me, Mama? Tippi as Marnie Une mère, sa fillette, leur voiture, la forêt, de nuit, sous la pluie et, tout autour, la peur provoquée par la présence d’un prédateur. Aucune aide à attendre des secours, dépanneur sympa ou ambulanciers retardés. Des souvenirs amers, violents, parsèment le présent, comme si le monstre du titre, du récit débuté en voix off enfantine, après un carton de comptine anonyme, renvoyait aussi vers la génitrice juvénile, malhabile, maltraitante, bouteilles vides et gifle rapide comprises. À la fois Fantine & Thénardier, la femme ne se lève plus, finira définitivement couchée, vomit, se fait dévorer, ne voit pas, ensommeillée, le couteau sous sa gorge tenu par sa gosse, enragée. Durant sa dernière apparition, post - mortem , réminiscence-rêve, elle caresse Lizzy au lit, protégée par le drap, elle encourage son visage, tu deviendras tellement meilleure que moi, crois-moi, elles partagent de...