Nine : Enter the Void
Neuf ? Non, pas seulement en allemand… Nine ou un cas d’école du « syndrome de Broadway » : une troupe et une équipe de gens de talent(s), beaucoup de vrai travail, un soin apporté à chaque détail et, au final, un résultat au mieux bancal, au pire pitoyable, la faute à des arguments souvent navrants. Ici, Huit et demi de Fellini sert d’ alibi à un succès scénique des années 80 adapté (et dédié à) en tandem par Anthony Minghella, l’auteur du touristique et très gay Le Talentueux Mr. Ripley . Les inénarrables frères Weinstein produisent tandis que Rob Marshall, par ailleurs en couple avec le co-producteur John DeLuca, réalise, presque à la suite du réussi Chicago et un peu avant de s’intéresser à des pirates caribéens, aux personnalités de contes de fées revisités par Stephen Sondheim et même à Mary Poppins, bigre. Andrea Guerra ( Respiro , Arrivederci amore, ciao ) signe le score inconsistant en parallèle aux chansons à la con de Maury Yeston. Dion B...