Messe noire : Full Metal Jacket
Voici une sympathique série B qui relit Carrie au bal du diable : outsider orphelin et harcelé/fille unique humiliée d’une mère bigote ; importance de l’écrit identitaire dans un milieu illettré (grimoire de magie noire/poésie ou bouquins sur la télékinésie) ; satire institutionnelle (armée/école) ; porcs dont on s’occupe/récupère le sang dans un seau ; modèles adultes compatissants mais impuissants (cuistot prolo / prof de gym) ; élection de « Miss Artillerie lourde »/du couple au bal de promo ; espace clos (chapelle/gymnase) ravagé par le feu de la vengeance ; retour du refoulé (survivant/cauchemar) en coda … mais encore emprunte à L’Exorciste un tour de tête à 180° et à La Malédiction un mémorable Ave Satani . Le prologue espagnol en bord de mer annonce les adaptations lovecraftiennes de Gordon, Yuzna ou José Luis Alemán, et la scène de la baignoire retravaille autant la douche létale hitchcockienne que les attaques prochaines du Razorback. Le cœur arraché vif de Bubb...