Fritz Lang : Le Monocle rit jaune
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Gordian Maugg. « Par derrière, c’est plus cher » se récrie la prostituée aryenne au « cul » aussi « international » que celui d’Arletty, sodomisée à sec par le cinéaste dans le hall d’un hôtel de passe ; auparavant, une jeune femme se faisait baiser debout dans un bois, son cou bientôt transpercé à coup de ciseaux ; plus tard, on apercevra au commissariat des photographies de scènes de crimes, crâne adulte défoncé au marteau, cadavre infantile à la robe relevée : Fritz Lang ne se dispense ni du sang, ni du sperme (ébats adultères inclus), il se garde cependant de l’outrance et de l’indécence. Non dépourvu d’élégance (noir et blanc soigné de Lutz Reitemeier, qui éclaira Wadjda ) et d’humour (jouer au gradé nazi à la brasserie en plein air), le téléfilm de luxe de Gordian Maugg contrevient aux deux tabous (de la Thea von Harbou, ventriloquée en VF par Micky Sebastian)...