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Le Vagabond de Tokyo : Tokyo décadence

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Seijun Suzuki. Film imparfait, film surfait, film de surface(s), pour la profondeur, on repasse, Le Vagabond de Tokyo (Seijun Suzuki, 1966) affiche un « phénix » fétichiste et des scies en duo de médiocre mélo. On se souvient qu’un certain Samouraï (Jean-Pierre Melville, 1967) autiste, solitaire, suicidaire, sortit dans son sillage, que Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy, 1964), colorimétrie de guerre d’Algérie, le précéda de peu. Plus tard, Chieko Matsubara & Tetsuya Watari croiseront Takeshi Kitano, héritier putatif, tout autant et plus encore pictural, sarcastique, la première pour Dolls (2002), le second pour Aniki, mon frère (2000). Opus pop et pulp , Le Vagabond de Tokyo témoigne de son époque, de son système de production. Cette histoire de filiation, de   trahison, ne mise jamais sur l’émotion, ne se soucie de tragédie, contrairement à Melville & Demy, s’amuse à mettre à mal u...