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Affichage des articles associés au libellé Jason Blum

Old Boy

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  Un métrage, une image : Black Phone (2022) Comme les contes, les films horrifiques carburent à la catharsis, purgation des passions, terreur + pitié par procuration éprouvées. Ce Petit Poucet piégé du siècle dernier s’appelle Finney, va devoir survivre, au sous-sol insonorisé, au tour atroce que lui joue un magicien malsain, au van de ravisseur, aux ballons d’ébène. S’il ne possède pas une once de suspense , on devine vite que le sportif à batte, victime de violences scolaires, en compagnie d’un ami, de sa sister solidaire, s’en sortira, thérapie de choc pour triple trauma , car en plus orphelin de mère, pourvu d’un père démissionnaire, le jeu dangereux se suit sans ennui, certes lesté de jump scares à la con, disons d’un gros quart d’heure trop long. Produit par la redoutable Blumhouse, société spécialisée dans la production de bouses maousses, Paranormal Activity et compagnie, hélas à succès, le dernier essai de Scott Derrickson, himself natif de Denver, fichtre,...

Hérédité

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  Un métrage, une image : Bloodline (2019) Bouse de Blumhouse ? Réponse à distance au Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (Jeunet, 2001). Filmé par un admirateur du cinéma de Brian De Palma, remarquez les clins d’œil à Carrie au bal du diable (1976) et Pulsions (1980), du split screen , in extremis , l’utilisation, ce conte tendu et sarcastique possède un titre explicite, à la fois de lignage et de sillage. Bloodline (Jacobson, 2019) nous escorte donc à la rencontre de Cole, « assistant social » altruiste, père protecteur, mari amoureux – mais finalement aussi dément que sa rousse maman. Elle-même s’occupe de son côté d’une infirmière guère exemplaire, dont la nudité frontale et dorsale risque d’irriter les cinéphiles féministes. Entre deux égorgements, entre deux enterrements, on ne se détend, on suspecte un inceste, on se souvient du géniteur de malheur, fissa enfoui au sein d’une fosse, à proximité d’anonymes prédécesseurs. De mère en fils s’exerce ains...

Satanic Panic : Les Diablesses

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La cérémonie et l’ hymen , les capitalistes et les rebelles… « Fangoria présente » un (télé)film féminin, sinon féministe, où les femmes mènent la danse (forcément macabre), où les hommes font de la figuration (accessoirement prophétique). Satanic Panic (Chelsea Stardust, 2019) prend acte de son temps, enregistre l’instant, surtout aux USA, associe ainsi, à la périphérie, une raciste anti-Mexicains et un « porc » guère serein (« balancé » ? Éviscéré !). Le matriarcat revient donc à Rebecca (Romjin, autrefois voleuse-rêveuse du falot Femme fatale , Brian De Palma, 2002), moderne Médée presque immortelle, égorgeuse de sa fifille indocile (et dépucelée), in fine décapitée (par une rivale armée d’une croix maousse, of course ), tant pis pour l’article élogieux du lendemain, hein. La proie improvisée des satanés satanistes se (sur)nomme Sam (Hayley Griffith l’incarne), elle livre des pizzas, pourquoi pas, elle exige du riche le pourboire d’...

Malevolence 3: Killer : L’Homme orchestre

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             Ratage d’un autre âge ? Moralité à exhumer, fi de Foucault.  Vous ne connaissez pas Stevan Mena ? Votre serviteur non plus, jusqu’à ce que je visionne son Malevolence 3: Killer (2018). Stevan Mena réalise. Stevan Mena scénarise. Stevan Mena produit. Stevan Mena compose. Stevan Mena monte. Stevan Mena signe, aussi, le sound design . Stevan Mena filme, sans doute, sa fifille Victoria, dans le rôle de Victoria, voilà, voilà. Voici, par conséquent, un cinéaste totalement indépendant, donc estimable, contrairement à ses confrères, à tort réunis sous cette bannière, en réalité financés, sinon formatés, par le département idoine, indie , des gros studios US. Le tournage se déroula autour d’Allentown, Pennsylvanie, c’est-à-dire au Nord-Est des États-Unis. Autant de vert rural divertit, donne vraiment envie, de voyager, de déménager, comme ces aimables maisons, à l’ordre sordide, à la propreté suspecte, disons eugéniste, d’appartem...

Halloween : Jason X

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Revenir à Haddonfield ? Presque « trop vieux pour ces conneries », hein, Danny ?   J’aime Jamie Lee Curtis et j’aime John Carpenter, mais cette bande-annonce fait peur, et pas pour de bonnes raisons, non, non, non. Co-produit par JC et le petit épicier à succès Jason Blum, responsable des lucratives pitreries de  Paranormal Activity , le film signé David Gordon Green (Inferno) – qui ça ? Ah, oui, le mec derrière la caméra pour le dispensable  Joe  avec Nicolas Cage – paraît un redoutable concentré de gérontophilie à main armée, de jeunisme décérébré, de révisionnisme narratif,  exit  le lien familial au filigrane incestueux unissant Laurie Strode & Michael Myers. Cela ne te suffit point, amateur d’horreur ? Voici en Scope un couple d’enquêteurs casse-couilles à la  Conjuring , à l’accent britannique exotique, voilà un asile géométrique, vrai-faux échiquier au centre du bâtiment d’insanité, un meurtre de toile...