Le Baiser du vampire : Marianne de ma jeunesse
Embrasse-moi, idiot , commandait Kim Novak ; à tes risques et périls, corrige Sabine. « Do you know what a vampire is ? » : oui, merci, cher professeur Zimmer, on commence à bien connaître les princes des ténèbres, même ceux se déplaçant en plein jour, au moins par temps gris, et pourtant Le Baiser du vampire parvient à surprendre, à séduire, à se lire de diverses manières. Le cinéma ne raconte rien, y compris celui qui paraît le plus narratif ; par contre, il matérialise des intériorités, il remake des mythes, il témoigne de son époque de production. En 1963, Don Sharp met en images pour la Hammer un scénario de John Elder, pseudonyme d’Anthony Hinds, l’une des têtes pensantes et produisantes du studio. Secondé par Alan Hume à la direction de la photographie, James Bernard à la musique, James Needs au montage, Bernard Robinson aux décors et, last but not least , Molly Arbuthnot aux costumes, l’auteur de Taste of Excitement (1969) et Bear Isl...