Mano de obra : Travaux
Squatteurs de caveau, (dé)construction des idéaux… Bande-annonce d’à moitié mensonge, car Mano de obra (David Zonana, 2019) ne se résume pas à un tendu thriller entre un ouvrier vénère et un impitoyable propriétaire. Ceci survient, voire s’évacue, vite, autant que la chute du vrai-faux alcoolisé, dès le premier plan pondéré, harmonie masculine immédiatement minée, mystérieux traumatisme originel jamais surmonté, même si au final instrumentalisé. En effet Francisco se remet fissa du double fiasco, il supprime subito l’assassin désinvolte, par procuration, de sa belle-sœur enceinte, pauvre Lupe dépourvue d’indemnités, pendue puisque désespérée. Une fois la corde (de la discorde) mise en commun, seconde pendaison de saison, à présent en appartement, l’intrus s’improvise parvenu, incite ses potes à s’installer au sein de la piaule luxueuse, coûteuse, géométrique, en fabrique, de l’esseulé décédé. Le farniente en jacuzzi ne lui suffit, il monétise des meubles du mort, il passe un...