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Affichage des articles associés au libellé Chris Eigeman

Élémentaire, ma chère Watson

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  Exils # 150 (15/12/2025) L’ambiguïté de Rosemary’s Baby (Polanski, 1968) ? Le dolorisme de L’Emprise (Furie, 1982) ? La chronologie de Lucky (Kermani, 2021) ? Périmètre mortel (Red, 2008) s’en moque à la truelle, malmène Famke Janssen qui se démène, se souvient de Verhoeven ( Hollow Man : L’Homme sans ombre , 2000), l’invisible devient visible via le sang de l’amant, violence virtuose, payer de sa vie le prix d’une nuit d’humide défi, logique symbolique empreinte de puritanisme. Si le synopsis se résume à ceci : une ex -détenue homicide affronte à domicile le fantôme d’un flic, la scène de ménage ne ménage ses dommages et mérite quelques lignes à demi laudatives. Nanti d’un titre d’origine programmatique ( 100 Feet ), assez bien adapté en français, ce survival marital, au final infernal, demeure en flammes, telle jadis la chaufferie du Freddy des Griffes de la nuit (Craven, 1984), naturalise le fantastique, n’en fait une affaire de subjectivité f...

Asher : Jackie

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  « Tueriez-vous Hitler ? » Question rhétorique, à la Johnny Smith , ma chère… On n’espérait pas grand-chose de Michael Caton-Jones, signataire impersonnel d’ opus insipides, dispensables, baptisés Scandal (1989) ou Basic Instinct 2 (2006), surtout pas un semblant de style. Ainsi son Asher (2018) ne déçoit pas, petit polar pépère de Grosse Pomme, à base de Mossad, d’Alzheimer, d’ennui joli, de rédemption d’occasion ( Hitman: Redemption , titre britannique programmatique). Mais on se laissa séduire par sa distribution pour ainsi dire en béton, surtout par la présence des très estimables Famke Janssen & Jacqueline Bisset. Je me dispense de reprendre ici tout le bien pensé à propos de l’interprète du Maître des illusions (Clive Barker, 1995), de X-Men (Bryan Singer, 2000), de La Dernière Mise (Chris Eigeman, 2007) ; je ne développerai pas davantage le portrait déjà dépeint de la dear Jackie, retournez-y. Cependant ces actrices, mère et fille d...

Blink : The Eye

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Voir avec le cœur, Antoine idoine, échapper au tueur déformé, récupérer son canidé.  Qui se souvient de Madeleine Stowe ? Il suffit d’un battement de cils pour disparaître de la vue des cinéphiles, pour s’évanouir loin d’un art amnésique, pour se consacrer à la maternité avant de reparaître longtemps après à la TV. Madeleine, tant pis pour Judy prise de vertiges selon Hitch, connut son acmé d’actrice durant les années 90, et je me la remémore surtout pour son rôle dans L’Armée des douze singes de Gilliam, parmi une filmographie qui lui fit croiser Badham, Tony Scott, Nicholson, Kaplan, Michael Mann, Altman, parcours estimable, sinon supérieur à beaucoup de consœurs. Trop forte, trop fière, trop intelligente et dilettante pour Hollywood ? Sans doute. Quelque chose de Linda Fiorentino ou Faamke Janssen se retrouve en elle, irrigue-innerve en partie son personnage d’aveugle vite guérie, femme indépendante, amante autonome usant des hommes, confesse-t-elle en matan...

La Dernière Mise : La Nouvelle Ève

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Kailey correspond avec son fiston par l’intermédiaire du paternel Rip Torn ; le spectateur, pris dans un insondable ennui, ne désire qu’écrire sur/à l’actrice principale…    Doté d’un titre original technique et poétique ( Turn the River ), ce téléfilm cacochyme caricature les travers du cinéma dit indépendant via la langue poussive de parvenu du mainstream des studios (champs-contrechamps, petites saccades en porté, glissements circulaires de steadicam ). On ignore si l’acteur Chris Eigeman connaît L’Arnaqueur , le beau film désespéré de Robert Rossen, indépassable sommet d’un « sous-genre » dédié à tous les magnifiques perdants de la vie, au billard et ailleurs, mais il ne sait assurément ni écrire un scénario ni se servir d’une caméra. Le drame maternel, de l’épaisseur d’un billet d’autocar (pour le Canada, éden frontalier jamais atteint), aux allures de conte de fées transposé dans le réalisme dépressif de l’époque, avec sa fin faussement ou...