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Que c’est triste Venise

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  Aznavour, mon amour ? Donaggio, en morceaux… Caro Pino, d’aucuns diraient que tu reviens de loin, mais tes crooneries pas si conneries, de « dernier romantique » assumé, revendiqué, surent séduire Mina, Dusty (Springfield), Elvis, jadis. Balavoine invitait les « chanteurs de charme » à « nous rendre nos femmes » ; quand le succès décrut, tu ne rendis les armes, tu composas au pied levé, producteur paraît-il croisé, anecdote de bord de flotte, pour un remarquable et remarqué mélodrame dû à Roeg, qui attira l’oreille d’un cinéaste mélomane nommé De Palma, oui-da. Que deviendraient ses films sans tes musiques ? Question rhétorique, sinon stupide. Ni ersatz de Herrmann, ni émule de Morricone, plutôt couple privé d’entourloupe, à la Montaigne & La Boétie, des différences d’idiomes, faisons fi, tes contributions beaucoup (de toi) leur accordent, précises, précieuses, logiques, lyriques. Sissy & Angie sous la douche, au lycée, au mu...

L’Homme qui aimait les femmes : Le Sérail érotique et tragique de Brian De Palma

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Sept femmes pour un très grand cinéaste (« féminin ») – et non plus six pour l’assassin, comme chez Mario Bava ! – injustement taxé de misogynie… ·          Margot Kidder dans Sœurs de sang (1973) Le parcours de Margot Kidder pourrait servir d’illustration au précepte de Wilde : « La vie imite l’art ». Celle qui interpréta si brillamment la schizophrénie dans Sisters devait en effet connaître bien plus tard des « troubles bipolaires ». Compagne éphémère du réalisateur et d’un certain Philippe de Broca, la belle et talentueuse actrice canadienne connut aussi quelques tracas pour son opposition à la guerre du Golfe et à l'intervention américaine en Irak (« raccord » avec Redacted , donc). Pour les cinéphiles, elle demeure bien sûr la fiancée mutine et midinette, sous ses allures de garçonne à la mode des années 80, de Superman, nouvel Orphée inversant la rotation terrestre pour ressusc...