L’Homme atlantique : La Voix humaine
Cet amour-là, à plusieurs voies… À Jacqueline, davantage durassienne que moi-même. Vous découvrez L’Homme atlantique (1981). Vous le découvrez, oui. Vous le visionnez car l’amie qui elle aussi vous vouvoie vous l’adressa. Alors vous écoutez Marguerite Duras. Alors vous regardez Yann Andréa. Duras déclame sa déclaration de désamour. Elle dirige Andréa à distance. Le film affiche sa réalisation jusque dans sa narration. Il comporte peu de plans. Il comporte l’empilement d’une mise en abyme au miroir. Dans la villa vide, la voix s’élève. Dans l’écran d’encre, elle se donne à entendre. Absente et présente, voilà. La cinéaste enregistre une présence et une absence. Un homme parmi des milliards. Une élection ou une introspection. Sa proximité, son altérité. L’image multipliée de sa mort au milieu d’un règne mortel. Le son de l’océan. Le paysage d’une plage. Les mots échafaudent aussitôt un hors-champ. Ils identifient une différenciation dite irréd...