May
Un métrage, une image : The Victim (2006) Voici un film fourni en fantômes de folklore et fondus au noir, à dimension méta, coupé en deux en son milieu, porté sur le replay de présence surnaturelle enregistrée. Chez Monthon Arayangkoon, la persona devient un personnage à part entière, doté d’un masque mortuaire, la hantise se matérialise, les rôles se renversent, les identités se dédoublent. Le sang-froid du fameux Paradoxe sur le comédien libertin cède sa place à une incitation à « fusionner » sa personnalité, à force de mémorisation répétée, avec le caractère représenté, comme l’explique la prof de l’ incipit un brin lycéen, aux étudiantes indolentes. En matière de méthode, majuscule incluse, celle-ci en vaut une autre, toutefois, au pays de la foi, a fortiori en l’au-delà, on n’incarne pas les morts sans (se) causer du tort, même si encens allumé sur l’autel des décédés. Saupoudrée d’un soupçon d’humour plus ou moins volontaire, la première partie possède presqu...