Articles

Affichage des articles associés au libellé Peter Jackson

Tom et Jerry

Image
  Un métrage, une image : Fair Game (1986) Exercice de style habile, jadis jugé misogyne, aujourd’hui félicité féministe, Fair Game s’avère vite un ouvrage toujours divertissant, un opus jamais complaisant. S’il bénéficie du beau boulot du directeur photo Andrew Lesnie, ici à ses débuts, ensuite partenaire de George Miller ( Babe, le cochon dans la ville , 1998) et surtout de Peter Jackson, éclairant son épuisante pentalogie de tolkienneries, son remake à la con de King Kong (2005), son adaptation du bouquin à succès d’Alice Sebold ( Lovely Bones , 2009), Fair Game vaut avant tout pour la découverte de la svelte Cassandra Delaney, actrice furtive dont la performance physique suffit à lui assurer une méritée renommée, pas qu’auprès du guignolo Quentin Tarantino. Traquée par trois connards guère queutards, plutôt portés sur le massacre motorisé de kangourous nocturnes, équipée bleutée, patraque, très à la Razorback (Russell Mulcahy, 1984), notre soigneuse de sanctu...

La Nuit des fous vivants

Image
  Un métrage, une image : Dément (1982) Le prologue onirique et drolatique donne le ton, rappelle que le réalisateur toutefois tout sauf fan d’horreur va directo diriger La Revanche de Freddy (1982). L’épilogue avec l’imposant Jack Palance, entré sans payer, pourvu d’un pistolet, aux prises avec une groupie « rendue dingue » par la musique merdique, paraphe le message d’insanité généralisée, sinon amusée, comme si le meurtrier dessillé, par l’emprisonnement militaire traumatisé, trouvait in extremis sa moitié menacée, passage de témoin malsain entre des générations à l’unisson. Entre ces deux instants assez excellents, Sholder, bien sûr bientôt l’auteur du recommandable Hidden (1987), fait ses débuts sous l’égide de New Line et surtout de Robert Shaye, sœur de celui-ci en standardiste en dérangement incluse. Le collaborateur de Craven, Jackson ou Waters accorde donc sa confiance à l’ancien monteur tout sauf amateur. Le scénariste cinéaste signe ainsi une assoc...

Histoires de cannibales : Scary Movie

Image
Grosse bouffe et pas le temps de dire ouf. Le deuxième film de Tsui Hark, sorti en 1980, se termine par l’une des images à la fois les plus affreuses et généreuses du cinéma chinois de ce siècle-là. Le réalisateur offre littéralement son cœur au spectateur, qui n’en demandait pas tant, que le don, sinon le ton, indifféra. Comédie horrifique et accessoirement satire du communisme, Histoires de cannibales demeure trente-huit ans plus tard un film définitivement fou et radicalement rationnel. Non seulement le cinéaste signe une œuvre d’une vitesse impensable selon l’étalon d’action hollywoodien, où chaque plan, presque au bord de l’hystérie, conserve une clarté remarquable, une lisibilité ludique, surtout lors des affrontements cycliques, mais en en sus il s’inscrit dans le sillage d’un cannibalisme d’époque et dialogue ainsi avec Zombie (George A. Romero, 1978) puis le parfait contemporain Cannibal Holocaust (Ruggero Deodato). Moins méta que l’Italien, le Hongkongais rejoint...