Articles

Affichage des articles associés au libellé François de Roubaix

Enrico en écho

Image
  Exils # 129 (23/09/2025)   Le Vieux Fusil (1975) développe le souvenir versus le pire de La Rivière du hibou (1961), court-métrage remarquable, remarqué, très primé, vrai-faux survival sensoriel et cruel, dialoguant à distance avec La Jetée (Marker, 1962), autre conte (à rebours) d’une mort retardée, du désir d’Eurydice. Romy remplace Abby au ralenti, les vélos et cabot la balançoire des marmots, le médecin assassin le civil exécuté – le mort-vivant « l’homme vivant ». Car le cinéma sert aussi à ça, ressusciter les dames idéalisées, adorées, magnifiques mais massacrées. De la guerre de Sécession à la guerre de l’Occupation, la barbarie s’installe à la Barberie. Comparé à Noiret, le Hoffman des Chiens de paille (Peckinpah, 1971) se limite à un amateur, les luttes de territoire se terminent en automobile, sidéré ou bouleversé. Le toubib porté sur la chevrotine esquive in extremis la terrible lucidité, se réfugie en esprit au perdu paradis, musiqué par ...

La Comtesse

Image
  Un métrage, une image : Les Lèvres rouges (1971) Scott connaissait Kümel ? Interrogation rhétorique. Cathy & Suzy, Tony lui fait baiser Fanny ( Les Prédateurs , 1983), avant qu’elle ne baise vraiment Fanny Ardant ( 8 femmes , Ozon, 2002). Dans le sillage des outrages de The Vampire Lovers (Baker, 1970) + Vampyros Lesbos (Franco, 1971), revoici des suceuses, certes pas celles des bandes classées X, même si la brunette suspecte, à la coupe Louise Brooks, semble presque une soubrette, issue de la pornographie française de jadis, so seventies . Au début, ça baise, bis , avec entrain, au creux du compartiment d’un train, salut à Martin (Romero, 1977). Ensuite, ça s’installe à Ostende, hôtel bunker à la Enki Bilal ( Bunker Palace Hôtel , 1989), soupçon de India Song (Duras, 1975), puisque surgit l’irrésistible Seyrig. Ce récit séduisit la féministe Delphine, qui piège le mec qui ne pense pas qu’avec sa tête, fellation d’occasion, qui avec sa ceinture, motif ...

Elles n’oublient jamais

Image
  Un métrage, une image : Les Grands Moyens (1976) Merci Jackie Placés d’office sous le signe d’un art funéraire, les films se transforment fissa en cimetières. Celui-ci, de saison, ne fait exception, puisqu’il s’agit du dernier par le méconnu Cornfield tourné, interprété par Fernand Sardou itou, en sus musiqué par de Roubaix. Avant de plonger pour ne plus remonter, François donna de la voix, le bucolique Dans les bois devient l’ironique Vendetta , en écho à Nicoletta accompagnée de Lai, requiem au soleil dédié aux Hommes (Vigne, 1973) amis et ennemis, du Milieu et insulaires aussi. Ici, les fifilles dociles cueillent des fleurs, on les écarte illico de la scène obscène d’un crime en famille, triple assassinat de paradis niçois. Flinguer un flic, l’épouse, le père, même en automobile immaculée, ralenti compris, ne peut rapporter rien de bien, déclenche une mécanique qui ne flanche, massacre programmé dont les péripéties, la durée, s’unissent à celles, drolatiques, modé...

Être libre : Ne pas oublier Michel Colombier

Image
  Touche-à-tout et bon à rien ? Lyonnais, Américain… Colombier composa beaucoup, des deux côtés de l’Atlantique, son corpus ainsi se place sous le signe d’un éclectisme assumé, sinon en sourdine revendiqué, par un homme discret, plusieurs fois père puis victime prématurée du cancer . Avant d’être enterré à L.A., l’estimable Michel, inspiré par son papounet, formé de façon classique, croisa donc le chemin du mentor Magne, devint vite directeur musical, chez Barclay, s’il vous plaît, célébra la messe selon le messie Henry , collabora avec Aznavour & Gainsbourg, Barbara, Petula (Clark, who fucking else? ), Madonna, Polnareff & Nougaro, les Beach Boys, Supertramp ou Air, mena forcément à la baguette de renommés orchestres, dont le London Symphony Orchestra, voilà, voilà. Tout cela ne lui suffit pas, puisqu’il signa en sus des BO (en français), des OST (en anglais), à destination du ciné, de la TV, une trilogie jolie, au creux de laquelle (ré)écouter le fameux Emmanuel ...

Salut cousin ! : (Re)découverte d’Ahmed Malek

Image
  L’indépendance plutôt que la distance et la mémoire en miroir… Avant que la bêtise ne vous submerge, que la laideur ne fende votre cœur, que la tristesse ne vous envahisse, venez vite (re)découvrir les thèmes très estimables de l’amical Ahmed Malek. Flûtiste instrumentiste comme Morricone, explorateur électronique et mélodiste inné à la François de Roubaix, artiste de son temps et encore de maintenant, sa musique néanmoins à lui seul appartient, personne ne s’en plaindra, en tout cas pas moi. Puisque Musique Originale De Films , l’anthologie jolie de Jannis Stürtz, et Planet Malek , le documentaire dépourvu de poussière de Paloma Colombe, s’avèrent disponibles en ligne, je vous invite à l’écouter, à le visionner, je remercie au passage ces passeurs précieux, bravo à eux deux. L’auditeur lecteur pourra en plus parcourir les articles en diptyque de Jacques Denis & Bastien Stisi , qui esquissent en creux le parcours aussi populaire qu’expérimental, reconnu et aventureux, d’un...