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Affichage des articles associés au libellé Stephen Kay

La Loi du milieu

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  Un métrage, une image : Get Carter (2000) Remake merdique d’un reconnu classique,   doublé d’un médiocre mélodrame familial et moral, l’avéré navet de Mister (T.) Kay, par ailleurs auteur du recommandable Boogeyman (2005), mérite son insuccès critique, économique. Mike Hodges, le réalisateur de Get Carter (1971), a priori jamais ne le vit, comme on le comprend, comme on compatit. Au-delà d’être un véhicule ridicule, un opus aseptisé, plastifié, pour sa star alors esseulée, en dépit de la réussite émouvante de Copland (Mangold, 1997), avant la revisite inévitable de ses deux avatars increvables ( Rocky Balboa , John Rambo , Stallone, 2006, 2008), des deux côtés de la caméra, cette fois, il s’agit aussi d’un film d’amis, puisque le cher Sylvester connaît Caine depuis le sympathique mais anecdotique À nous la victoire (Huston, 1981), qu’il collabore, s’en portant garant, en cas de déconne, prenez une part de mon argent, avec Mickey Rourke, lui-même assez...

Bad Samaritan : Les Voleurs

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Ou le Faucon et le Bonhomme de neige, en hommage à John Schlesinger… Le tueur (en série) ne comprend pas le sauveteur (de hasard), « énigme » d’altruisme ; ceci et bien sûr sa capacité à occire (des parents, de préférence des femmes) différencient les deux hommes, pas seulement : au premier la Maserati, la villa à la verticale, les terres et la fortune paternelles ; au second la vieille Volkswagen, la piaule sous le toit, la carte verte d’Irlandais. Cet hiver, à Portland, la lutte des classes passerait donc par le supposé torture porn  ? Presque, puisque l’arrogant propriétaire retient prisonnière dans son repaire l’une de ses conquêtes à la pelle, la malmène. Le prologue, à faire pleurer Friedrich Nietzsche, le voyait gamin en train de fouetter un cheval, de lui tirer dessus ensuite, en dépit des cris de la dresseuse, elle-même réduite au silence, tu penses. David Tennant, qui semble beaucoup se divertir à profaner sa panoplie very clean de D...

Péril en la demeure : Notes sur les maisons hantées au ciné

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Vomir ses voisins ? Maudire l’immobilier ! Faire un film avec/de/sur une maison hantée manifeste toujours le cinéma méta. « Esprit, es-tu là ? » demande traditionnellement le médium et les médias, intercesseurs souvent intéressés, rarement intéressants, entre les régimes du réel et du surnaturel, délivrent indeed des « œuvres de l’esprit ». La maison soumise à la hantise métaphorise la salle, la caméra, le cerveau, le tombeau, sacro-sainte trinité de subjectivité placée sous le signe et le sceau du suaire. Au seuil de Inferno (Argento, 1980) ou L’Au-delà (Fulci, 1981), il faut en effet abandonner toute espérance, en reprise de la devise de la danteste porte infernale. Si l’architecture transalpine, délocalisée, à domicile, repose sur des fondations à la Charon, l’Overlook en surplomb du Colorado s’enracine dans un cimetière indien, point commun de « génocide » national reliant Shining et Pet Sematary , romans + adaptations. Imag...

Boogeyman : Opération peur

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« Sam Raimi présente »… …ses excuses au spectateur, si l’on en croit la déplorable réputation du métrage ; mais m’emmerde (ou m’indiffère) la rumeur « aux mille bouches » dirait Homère dans l’ Odyssée , désormais décuplée par les réseaux classés sociaux, alors tel Ulysse sourd aux sirènes, on se risque au croque-mitaine. Il s’agit, avant tout, d’un film sur la peur ( remember Le Voyeur ), du portrait subjectif, à travers son point de vue, d’un homme apeuré, d’un adulte encore prisonnier de terreurs (nocturnes) d’enfant. Inguérissable de son enfance (pourtant pas à la Ferrat), du départ de son père (solide Charles Mesure) durant ses huit ans, aujourd’hui de la mort de sa mère éloignée (trop rare Lucy Lawless, autrefois Xena, la guerrière mythologique et saphique), ressentie via un cauchemar éveillé, tandis qu’il rencontre à demeure cossue ses futurs beaux-parents inquisiteurs, Tim (convaincant Barry Watson) se coltine un mythe infanticide, va devoir ...