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Lueurs intérieures

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  Exils # 27 (29/03/2024) À celle qui ensoleille Continuer d’aller au ciné ? Mais pourquoi, puisque cinéma chez soi ? Parce que film sur disque ou en ligne, donc non projection, horizon, réunion ? À l’époque de l’analogique, de la pellicule, de la bobine, ça pouvait s’argumenter, à base de supports différenciés. À l’ère peut-être tout autant éphémère du numérique mondialisé, ce point incertain se dispense de pertinence, les dimensions de l’écran se modifient seulement. Le marché mise d’ailleurs sur cette fameuse immersivité, marketing amniotique, comme si la salle, autrefois caverne sépulcrale, Platon & Artaud en duo, ressemblait désormais à une matrice archéologique, dans l’attente plus ou moins impatiente des univers alternatifs promis par le transhumanisme, Musk & Zuckerberg gambergent. Ainsi abri, l’espace des images peut s’amuser à miroiter, sous couvert de ciné « engagé » ou documentaire, le monde du dehors, à feu et à sang toujours et e...

Souris puisque c’est grave

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  Cinq sorties récentes, assez intéressantes… Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or. Baudelaire Face au confinement, au conformisme, à la déconfiture, voici donc des chansons, d’évasion, de liaison, de cohésion, d’horizon. Chacune et chacun ici et ainsi s’ingénie à jouer à l’ingénierie, à utiliser la technologie, à rebondir urbi et orbi . Un appel à l’aide ? Un rappel de l’entraide, permise par l’ubiquité, l’instantanéité, la disponibilité de la modernité. Si la pandémie sévit, la musique survit, la Terre ne s’arrête de tourner, les sons de se diffuser. On rend hommage, davantage que l’on ressasse, au creux vaseux de la jolie nostalgie, nul ne se réfugie, puisque revisite, à son rythme, des répertoires à l’écart du désespoir. Tu te languis, transi(e), d’une inaccessible éclaircie, par exemple celle, bien belle, de Marc Seberg  ? Sache qu’elle existe et persiste en toi, oui-da, déjà là, tu ne t’en doutais pas, tel « l’invincible été » du sudiste Cam...

De la musique, des mots et leurs voix

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Quelques petites chroniques (notes vraiment musicales, disons) d’un cinéphile aussi mélomane… §   Les Plus Grands Tubes/Cinéma Anthologie parue dans une série classée peu coûteuse, confondant enfilage de « tubes » issus de longs métrages et musique de cinéma, dont on retiendra toutefois le rarissime thème de Lalo Schifrin pour le film d’horreur dite économique (oui, oui, comme chez Viviane Forrester à la suite de Rimbaud) Amityville : L a Maison du diable , composé en 1979 et qui conserve tout son charme vénéneux, aguicheuse berceuse avec chœur d’enfants sans cesse menacée par les dissonances aiguisées du Malin – à écouter autour de minuit , en compagnie de Monk, donc. §   Le Mépris de Georges Delerue Le thème de Camille, hélas repris et mis à toutes les (mauvaises) sauces depuis son éclosion dans le film de Godard en 1963, représente l’ossature et le climax d’une partition très courte : une quinzaine de minutes, dans laquel...