Gens de Dublin
Un métrage, une image : La Jeune Folle (1952) À Jacqueline Waechter, à l’écart de la guerre En surface, La Jeune folle se soucie d’Irlande, d’indépendance, de Républicains, de destin. À ce niveau-là, ça ne fonctionne pas, jamais on y croit, la fameuse suspension of disbelief sur tout ceci glisse. Idem en situation de délocalisation, le Minnelli de Madame Bovary (1949), autre portrait d’une féminité fiévreuse et très tourmentée, durement dessillée, convainquait davantage, au-delà du langage, puisque du cinéaste la sensibilité idéaliste et lucide ressemblait à celle de l’héroïne, faisant du pari impossible, de l’adaptation a priori à la con, un modèle de fidélité infidèle, en outre un autoportrait porté par une actrice assez sublime, souvent intense, Selznick ne me critique, nommée Jennifer Jones. En subjective vérité, Yves Allégret décrit un second pays, et cela séduit, réussit : en écho à l’incontournable Corbeau (1943) du guère collabo Clouzot, La Jeune Folle...