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Affichage des articles associés au libellé Franco Brusati

Luigi ou l’Embellie

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  Exils # 100 (02/04/2025) Dabadie adapte/dialogue Curtis et de Broca dirige un « exercice de style », ainsi qu’il qualifiait ce film méconnu et mal aimé, que le cinéaste souhaitait « pudique et délicat comme l’âme même de son héroïne » ( Philippe de Broca : Un monsieur de comédie ). Exécuté à Cannes, la critique ricane, sorti sans succès en septembre en salle, désormais restauré, disponible en ligne, Chère Louise (1972) ne relève ni du « trésor retrouvé », accroche de la nouvelle affiche, ni du déterré navet, sentimentalisme intempestif. Sorte de réponse positive à Mourir d’aimer (Cayatte, 1971), de matrice apocryphe et bien moins antiraciste de Tous les autres s’appellent Ali (Fassbinder, 1974), il peut aussi faire penser à Pain et Chocolat (Brusati, 1974), encore un conte tragi-comique de lac trop calme et d’étranger sudiste. Mais l’humour mélancolique du réalisateur du Magnifique (1973), perçu et rendu par la musique de Delerue, ne pa...

Le Nouveau Monstre

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  Exils # 97 (25/03/2025) On devine vite l’identité du tueur, mais le monstre manifeste du titre d’origine ( Il mostro ) de ce vrai-faux giallo – le directeur promet à l’ancien romancier de le rééditer en série « jaune » – ne cesse d’apparaître, bien avant que son descendant ne lui fournisse in fine le mobile de ses méfaits. À l’instar de Risi, spécialiste de triptyque ( Les Monstres , 1963, Les Nouveaux Monstres , 1977, Les Derniers Monstres , 1982), la monstruosité de l’humanité prête autant à sourire qu’à frémir, alors l’ opus de Zampa commence en comédie méta, au cinéma, affiches de Carrie au bal du diable (sous-titré Lo sguardo di Satana , De Palma, 1976), La banda del trucido ( aka L’Exécuteur vous salue bien , Massi, 1977) et Spasmo (Lenzi, 1974) aperçues illico , se poursuit en satire, exploitation médiatique et en musique du filon du fait divers épistolaire, se termine en mélodrame, tête baissée, tout (est) consommé. Reposant largement sur les épaules...

Le Clan des clandestins

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  Exils 90 (28/02/2025) L’identité, surtout celle d’un exilé, ne tient à rien ou à peu, à une couleur ou à une coupe de cheveux. Lorsqu’en coda Nino revoit Elena, on ne la reconnaît presque pas, son front dégagé durcit ses traits. L’Italien toujours sur le point de partir, de revenir, ô gare, ô désespoir, arbore une crinière bicolore, un pansement blanc, des cicatrices sombres : peu de temps avant, il fracassait sa face dans un miroir de bar, sillage de match de foot à la TV, de supporters insultant l’équipe transalpine (« pourris » et « chiens » parce qu’ils le valent bien), de méprise homophobe (« Je ne suis pas une tante » qu’il se lamente). Si le blondinet adore d’abord l’imposture de sa teinture, paraît enfin trouver sa place et trouver grâce auprès des indigènes germanophones, gueule parmi la meute, « à Rome fais comme les Romains », crétin, il ne résiste au cri, au « goal » de sa gorge, instant surdécoupé de silenc...

L’Hystérique aux cheveux d’or : Jeune et Jolie

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L’affreux destin d’Ingrid parmi les loups romains (et auparavant finlandais)…    Une jeune femme blonde en manteau d’hermine parcourt de plates étendues enneigées, accompagnée par un thème musical très sentimental signé Carlo Savina et un générique de mauvais augure aux lettres rouge sang. À une toute petite gare de province italienne, elle monte dans un train – le prend avant de s’y faire prendre – et pénètre dans les toilettes. Face au miroir, elle ôte sa culotte noire surplombant ses bas blancs, affirme d’un ton résolu : « Jamais plus je ne la remettrai » puis s’offre à un inconnu de passage, ravi de l’aubaine mais qui devra se contenter d’un ersatz réifié de rapport (main et vagin, cela et rien de plus) très cher payé . En retour, il l’affuble d’un ironique titre de noblesse quand elle lui reproche son tutoiement familier, sans porter crédit à son aveu de virginité « commerciale ». La première femme et le premier homme, Adam et Èv...