The Bride : Madre
Mariée en noir, moscovite désespoir… À l’Est, enfin du nouveau : au pays de Poutine, voici une petite réussite, classée en « film fantastique », voire en « Russian horror », mon trésor. Un métrage méta, aux photographies funèbres et funestes ? Un conte consacré au matriarcat, sa maison, sa malédiction, doublé d’un mélodrame maternel, pas à la truelle. Si le slasher , imagerie misogyne, à gros couteau phallo, nous disent les essayistes féministes, condamne la copulation, les films à frissons affichent, souvent, des femmes fortes et fragiles, ainsi The Bride (Svyatoslav Podgaevskiy, 2017) s’inscrit au sein de cette lignée, en sus d’évacuer la supposée salvatrice « virginité ». Révolutionnaire à sa manière, il souligne aussi l’asphyxie de l’autarcie, la déraison de la tradition, la morbidité de la lignée, sinon de la ruralité. Si Nastya s’en sort, au propre, au figuré, de la fable familiale, du manoir-mausolée, elle le doit, en effet, en ...