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Le Livre du rire et de l’oubli

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  Compatriotes et collègues, monologue et méthode… Ultime livre et livre ultime, car Camus accidenté à la Duvivier ? « À peu près », en effet, puisque parution autonome, écartée du recueil L’Exil et le Royaume , manuscrit non terminé du Premier Homme coincé au creux de l’habitacle de l’épave. Les platanes ne pensent ni ne se déplacent, hélas, alors que le roman testament de l’auteur majeur gamberge le long des berges d’une Amsterdam aux dames rémunérées, aux âmes damnées, à Brel & Maas ( Amsterdamned , 1988) mes amitiés. Relecture renversée de L’Étranger , La Chute n’en possède l’opacité, carbure à la confession alcoolisée comme contamination de culpabilité, substitue le suicide à l’homicide, salut au mythique Sisyphe. Le Caligula du cher Albert, que celui de Brass plus austère, davantage adepte de la « débauche » que du « malconfort », à raison, à tort, adoubait le désordre, révolté d’absurdité désireux d’ordre. Le Jan malvenu du Malente...

Prédateur : Roar

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  « Où est son bras ? » « Sûrement au même endroit que la tête de sa femme. » Un doublon de lions de 2 mètres de long, sans la queue, précision de taille, pour ainsi dire, et 200 kilogrammes transforme Amsterdam en garde-manger : l’argument assume son absurdité tandis que le métrage presque d’un autre âge se suit avec sympathie. Immortel auteur, au siècle dernier, des immarcescibles L’Ascenseur et Amsterdamned , Dick Maas revient donc en 2016, après une absence d’indifférence, au moins en France. Comme si l’imagerie horrifique, même drolatique, semblait bel et bien figée au sein des années 80, nous revoici aussitôt, dès le générique, de retour chez Wolfen , avec son nocturne POV animalier. Au loin, la ville léonine brille dans la nuit. Bientôt, elle se réveillera dans la terreur. Prédateur alterne boucheries jolies et stratégies collégiales. Durant le prologue à la Poltergeist , une gamine se réveille alors qu’une ombre massive, presqu...