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Affichage des articles associés au libellé Michael Apted

Beyond Barry

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  Caché derrière, à la Voulzy ? Dissimulé dedans, à la Barry… Des échos des BO de La Poursuite impitoyable (Penn, 1966), Vivre libre (Hill, bis ), On ne vit que deux fois (Gilbert, 1967), Macadam Cowboy (Schlesinger, 1969), La Randonnée (Roeg, 1971), Top Secret (Edwards, 1974), King Kong (Guillermin, 1976), Jeux érotiques de nuit (Vadim, 1980), Quelque part dans le temps (Szwarc, idem ), La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Frances (Clifford, 1982), Out of Africa (Pollack, 1985), Danse avec les loups (Costner, 1990), L’Expert (Llosa, 1994), Les Amants du nouveau monde (Joffé, 1995), Enigma (Apted, 2001) se déploient sur ce diptyque physique et métaphysique, personne ne s’en étonne, essence d’un style, aboutissement souvent saisissant, autant que testament stimulant. Le post -romantisme assumé du renommé, récompensé, compositeur/arrangeur parvient à une plénitude inédite, du cinéma, mythologies mimis, commandes excitantes, mesquine...

China Moon : En direct sur Ed TV

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  « Ne pas perdre le nord » ou ramer vers sa mort… China Moon (Bailey, 1994) commence comme Chinatown (Polanski, 1974), par un adultère photographié ; on le doit d’ailleurs au directeur de la photographie de American Gigolo (Schrader, 1980), La Féline (Schrader, 1982), Le Pape de Greenwich Village (Rosenberg, 1984), Mishima (Schrader, 1985), Un jour sans fin (Ramis, 1993), Dans la ligne de mire (Petersen, itou), Pour le pire et pour le meilleur (Brooks, 1997), Incident au Loch Ness (Penn, 2004) ou Les Producteurs (Stroman, 2005). Puis il se poursuit tel La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Floride idem , meurtre du mari, instrumentalisation sentimentale. Bailey travaille en tandem , puisque son épouse Carol Littleton, accessoirement monteuse de La Fièvre au corps , encore, E.T., l’extra-terrestre (Spielberg, 1982), Grand Canyon (Kasdan, 1991), Ce que veulent les femmes (Meyers, 2000) ou Un crime dans la tête (Demme, 2004), assemble l’ensembl...

Tombe les filles et tais-toi

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Trois destinations, trois générations, trois présentations… ·          Carminho canta Tom Jobim de Carminho Une langue partagée, même différenciée, une mélancolie en commun, certes à nuancer : le Portugal et le Brésil ainsi s’unissent, cohérence à distance, rencontre rapprochée, concoctée par Carminho, fille de fadiste, artiste à succès, artiste libérée, capable de crossover par générosité, puisque privée de cynisme intéressé. Avec Carminho canta Tom Jobim , l’auditeur reparcourt un répertoire remarquable, remarqué, ne nage pas dans la nostalgie, sait le prix du présent, de l’instant. Accompagnée par les petits gars de Banda Nova, à savoir Daniel & Paulo Jobim, petit-fils et fils d’Antônio Carlos, Paulo Braga, Jacques Morelenbaum, formation créée l’année de sa naissance, en 1984, qui escorta le maestro de Rio durant une décennie, Maria do Carmo Carvalho Rebelo de Andrade invite pour de beaux duos Maria Bethânia, Maris...

La Petite Fille au bout du chemin : A French Letter for Jodie Foster

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Portrait épistolaire d’une femme fréquentable. Dear Jodie, J’ignore si vous lirez un jour cette lettre, puisque francophone de bonne école américaine, comme chacun sait. Je vous l’écris sans chichis, je ne rédige pas votre biographie. Deux feuillets devraient donc suffire à vous dire mon admiration, non ? Ne croyez pas, loin de là, que je me fiche aussi de votre filmographie, mais j’aime avant tout y retrouver votre voix, y compris en VO, votre visage, votre jeu précis, intense, sincère, peu importe votre âge, ma chère. Cette fraîcheur naturelle, pérenne, vous l’affichez depuis vos jeunes années. On vous vit ainsi grandir puis vieillir avec nous, à l’instar de notre star nationale, Sophie Marceau, point trop n’en faut, qui partage avec vous le privilège discutable d’avoir poussé la chansonnette suspecte au côté de vocalistes hexagonaux, citons Claude François & François Valéry, par ailleurs estimable compositeur pour le saphisme soporifique de Joy et Joan (Saur...

Blink : The Eye

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Voir avec le cœur, Antoine idoine, échapper au tueur déformé, récupérer son canidé.  Qui se souvient de Madeleine Stowe ? Il suffit d’un battement de cils pour disparaître de la vue des cinéphiles, pour s’évanouir loin d’un art amnésique, pour se consacrer à la maternité avant de reparaître longtemps après à la TV. Madeleine, tant pis pour Judy prise de vertiges selon Hitch, connut son acmé d’actrice durant les années 90, et je me la remémore surtout pour son rôle dans L’Armée des douze singes de Gilliam, parmi une filmographie qui lui fit croiser Badham, Tony Scott, Nicholson, Kaplan, Michael Mann, Altman, parcours estimable, sinon supérieur à beaucoup de consœurs. Trop forte, trop fière, trop intelligente et dilettante pour Hollywood ? Sans doute. Quelque chose de Linda Fiorentino ou Faamke Janssen se retrouve en elle, irrigue-innerve en partie son personnage d’aveugle vite guérie, femme indépendante, amante autonome usant des hommes, confesse-t-elle en matan...

Nashville Lady : Des gens comme les autres

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Suite à sa diffusion par ARTE, retour sur le titre de Michael Apted. Rencontre improbable entre Délivrance et Honkytonk Man , cette biographie musicale d’une country girl , dans le double sens de l’expression, séduit in fine par son humilité a-spectaculaire, sa candeur anachronique, à l’image de son héroïne et du genre. Apted, cinéaste anglais (d’où la précision sociale), par ailleurs auteur du métaphorique Gorky Park et d’un autre biopic , dédié à Dian Fossey ( Gorilles dans la brume ), filme sans une once de misérabilisme des gens pauvres et travailleurs (pléonasme), l’éclosion d’un talent, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans une petite communauté sudiste et rurale. Ni Ford, ni Cimino, ni Boorman, il dessine sagement le portrait pastel d’une chanteuse par hasard, d’une femme-enfant déflorée à quatorze ans, piètre cuisinière, mère à quatre reprises (sans jeu de mots) et amoureuse d’un seul homme, Doo, vétéran du Débarquement, lui achetant une guitare pour leur a...