Le Jour de mon retour : True Lies
Il existerait pire que renoncer à ses souhaits – les voir se réaliser… Le Secret des Marrowbone se déroulait en 1969 et Le Jour de mon retour itou ; tandis que les Américains plantent leur drapeau de petits propriétaires à la surface lunaire, Donald Crowhurst s’embarque pour le Golden Globe, course autour du monde désormais sans escale. Première maritime et première pour lui, pas même marin dominical, à peine inventeur désargenté. Le film s’inspire d’une histoire vraie, assume sa prise de libertés fictionnelles à des fins « d’effet dramatique », nous indique le générique. Pourquoi part-il ? Parce qu’il veut accomplir quelque chose d’inédit, de jamais fait avant lui, parce que sa vie, malgré son boulot ludique, sa spacieuse propriété bientôt gagée, sa jolie famille à la Norman Rockwell de côte anglaise, paraît anecdotique, sinon vide. Le speech liminaire d’une légende vivante, à la fois lucide et dynamique, lui donne l’envie avide de mettre les voiles lit...