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Affichage des articles associés au libellé Rodrigo Cortés

Les Gens de la pluie

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  Un métrage, une image : The Crucifixion (2017) Dix ans après le surfait Frontière(s) , Gens fait du tourisme en Roumanie, « pays des vampires et des loups-garous », où « tout peut arriver », en effet, a fortiori (re)trouver la foi, pourquoi pas. Opus prosélyte inspiré d’un fait arrivé, à défaut d’avéré, le confidentiel The Crucifixion possède un premier plan d’ incipit vidéo ludique, on le sait l’une des passions du cinéaste. L’exorcisme confine à l’exercice de style, au catalogue d’effets, spécieux plutôt que spéciaux, Ada Lupu n’en peut plus, nous non plus. Presque de l’autre côté du globe, à New York, un dialogue entre oncle et nièce se base sur les news  : voici le curé et ses acolytes arrêtés, inculpés, dans l’attente de leur laïc et médiatique procès. Bill, magnanime, remémore à Nicole l’abc de l’objectivité, la journaliste juvénile s’en fiche assez, se casse et s’envole fissa, lestée d’un maternel trauma . Sur place, le village semble ...

Vampyr : Ils attrapèrent le bac

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    (S’)enfariner, à la farine ou au blé, de force ou de gré, Sharif ou Gray, allez… Commençons donc par un trio d’échos. Le Casse (Verneuil, 1971), À quoi je sers… (Boutonnat, 1989) et Twin Peaks: Fire Walk with Me (Lynch, 1992) se souviennent tous de Vampyr (Dreyer, 1932), puisque in extremis ensevelissement, barque embrumée de néant, visage féminin dément, accessit bien sûr à Buried (Cortés, 2010), récemment miroité, olé. Voilà son aura , sa progéniture supposée impure, de ciné classé populaire, de clip climatique, réflexif, funéraire, d’incestueux insuccès dissocié, dommage, des vivats de TV. Qu’on se le (re)dise : les films, en définitive, se fichent des frontières mortifères, de la réception (révision) des critiques et du public, de la conservation des cinémathèques suspectes, obsolètes, de la suspension des projections décrétée par l’imbuvable gouvernement de Monsieur Macron. Ils vont plus vite que les virus , ils contaminent idem , une mémoire commune ils...

Buried : The Voices

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  Six pieds sous terre, mon cher (2)… Mélodrame d’immobilité, d’irakienne ubiquité, merci au BlackBerry, Buried (2010), n’en déplaise aux critiques, à son créateur Rodrigo Cortés, n’évoque Hitchcock, plutôt Poe, au carré, OK, car le conducteur kidnappé, incommodé, condamné, ressuscite le souvenir de contes célèbres, contenus dans l’article précédent, en sus celui de division, de diversion, d’obsession, d’autosuppression, dénommé William Wilson . Camionneur en sueur, en sursis, in extremis suffoqué par le sable écoulé de son cercueil-sablier, Paul Conroy s’affole, se fortifie, se filme, s’effondre. Un plan surprenant, en contre-plongée, en travelling avant, post -générique final, identifie sa vraie-fausse pierre tombale, son identité, son destin, décalqués sur le quiproquo sado-maso du Monsieur Klein (1976) de Joseph Losey. Dès l’instant où il écrit ce « Mark White » patraque, aux sonorités évocatrices, antagonistes, marque en même temps blanche et sombre (mark/dark...