Sogni d’oro + Bianca : Non ho sonno + L’uomo che guarda
Suite à leur visionnage sur le site d’ARTE, retour sur les titres de Nanni Moretti. D’une œuvre à la suivante, apparaissent des correspondances évidentes, d’équipes techniques, de répliques, d’interprètes, de silhouettes et même de pâtisseries chocolatées de provenance autrichienne, fichtre. Mais à la comédie méta égotique se substitue un vrai-faux giallo mélancolique. De manière explicite, Sogni d’oro (Nanni Moretti, 1981) et Bianca (Nanni Moretti, 1984) possèdent une coda presque à l’identique, lycanthropique, à flics, où l’anti-héros, et non l’ alter ego , pénètre directement au creux de l’écran, perspective vide, au propre, au figuré, prononce sa propre épitaphe, désespérée, désabusée : « Je ne veux pas mourir ! », « C’est triste de mourir sans enfants ». Le diptyque partage en plus une caractéristique psychique constitutive, néanmoins Moretti, secondé par les directeurs de la photographie Franco Di Giacomo & Luciano Tovoli, ne perd jamais le spectateur, préfère plu...