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Affichage des articles associés au libellé Carlo Ponti

Camille redouble

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  Un métrage, une image : Le Mépris (1963) « C’est un film de Jean-Luc Godard », aussi ce voyage en Italie inverse celui de Roberto Rossellini (1954), propose un prologue à Pierrot le Fou (1965), adoube un blason sans toison bientôt développé dans Une femme mariée (1964), quand sa coda joue avec le souvenir du déjà italien et méta Quinze jours ailleurs (Minnelli, 1962). Bardot & Piccoli remplacent Bergman & Sanders, Michel en Marat s’amuse à singer le Dean Martin de Some Came Running (Minnelli, 1958), le couple plein d’entourloupe va voir au ciné le premier opus précité, Camille & Prokosch, in extremis et de manière moche, se cassent et s’encastrent au milieu d’un camion-citerne, accident de gisant annonçant Week-end (1967). Lang & Palance, Moravia & Homère, Delerue & Celentano, Ponti + la piaule de Malaparte, même de Demy un caméo en cabine de projo : tout ceci fait beaucoup, peut-être trop, la caméra de Coutard caresse des fes...

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  Un métrage, une image : La strada (1954) « Pour ne pas vivre seul, on vit avec une croix », philosophait la suicidaire Dalida. Celle de Gelsomina s’appelle Zampano, voire l’inverse, car la « pauvre » fille, la fille pauvre, la fille de pauvres, vendue par sa mère aux pleurs et aux promesses de comédienne, au pragmatisme d’ermite sous-prolétarienne, pour une poignée de dollars , pardon, de lires, tel jadis le Christ, selon ce salaud adoré, suicidé, de Judas, s’avère en définitive une « malade » à semer, une (é)preuve vivante, pleurnichante, de culpabilité, un cadavre invisible, revenu hanter, terrasser, l’esseulé alcoolisé, au bord de l’eau, au bout du rouleau, visage levé vers les étoiles, point futiles, points utiles, affirmait le Fou, en dépit de l’absurdité ontologique, cosmique, énoncée à la Camus. Afin que s’effondre le colosse rosse, que survienne l’épiphanie en pleine nuit, transalpine, pas de Gethsémani, il faut (dé)tailler la r...

Ma maison est remplie de miroirs : Sophia Loren, reine sereine

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  De Sofia à Sophia, au-delà du cinéma… Belle et sensuelle, heureuse et talentueuse, élégante et amusante, intelligente et attachante, populaire et altière, accessible et cependant dotée d’une aristocratie innée, Sophia Loren traversa et transforma un moment important du cinéma d’Italie, dut déclencher des jalousies pas jolies jolies, dont la détestation sans raison, irrationnelle, à la truelle, du pseudo-napoléonien Jean Tulard qui, au cours de ses collectifs dictionnaires anecdotiques, sinon à la con, consacrés aux acteurs, aux films, ne manque aucune occasion de déverser son fiel sur Mademoiselle Loren. Elle changea de (pré)nom, elle changea de vie, elle épousa de manière presque rocambolesque l’incontournable producteur Carlo Ponti, ni père ni patron, plutôt précieux compagnon. La fifille illégitime d’un ingénieur déserteur s’ingénia jadis à participer à un concours de beauté, « des lires pour un sourire », dommage pour les dollars du compatriote Leone, à s’affiche...