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Affichage des articles associés au libellé Richard Quine

L’Adorable Voisine : Deux yeux maléfiques

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  L’épouse et le pussy … Quine, quoi, revisite Vertigo (Hitchcock, 1958), il le retravaille illico  : même couple, même décor, fable de fascination féminine, une fois encore. Dans Sueurs froides , la déjà féline Kim quittait un hôtel, on se demande comment ; dans L’Adorable Voisine (1958), le fantastique s’affirme, car elle incarne une sorcière sentimentale, aussi éprise d’humanité, par conséquent de mortalité, que les anges en errance de Wim Wenders ( Les Ailes du désir , 1987). À Noël, à domicile, sa magie blanche s’exprime. Plus de dédoublement machiavélique, ni de nudité d’une noyée suggérée, juste l’érotisme discret d’une robe noire, du soir, ouverte en V, sur le dos d’albâtre de Mademoiselle Novak. Magnifiée par un objectif énamouré, peu objectif, celui de son compagnon d’alors, l’actrice captivante appelle son propre chat, nous considère en regard caméra. Le mariage de Jimmy Stewart, grisonnant, sirotant, papotant, s’étranglant, elle s’en fout, elle caresse so...

Sueurs froides : Attention ! Une femme peut en cacher une autre

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Ressusciter, encore et encore, une femme morte ? Écouter une actrice vivante, plutôt, même avec nos propres mots ! Tout s’avère vrai, puisque entièrement – ou presque – (ré)inventé, en miroir d’un chef-d’œuvre matriciel, réflexif, romantique, nécrophile, puritain et hypnotique… San Francisco, 4 juillet 1958 Dans le dernier film réalisé par Alfred Hitchcock, je joue un fantôme. Enfin, oui et non : j’interprète un double rôle, disons. D’un côté, Madeleine Elster, l’épouse trompée, la vierge invisible, que personne ne voit – son cadavre blond (celui de la pauvre Jean Corbett, sans sa jumelle) tombe comme dans un rêve très bref –, que personne n’entend. Le cri qu’elle pousse, qu’elle fait semblant de pousser du haut du clocher de la mission espagnole de San Juan Bautista, c’est celui de Judy Barton, la (demi) pute manipulatrice et amoureuse originaire de Salina, Kansas, la rousse vulgaire et attendrissante, sa doublure volontaire contre son gré (dans La Blon...