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L’Enfant à la voix d’or + Piaf : Respect

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  Oiseaux en stéréo, « précarité » repoussée au micro…   Après la parole suprême ( Ordet , Carl Theodor Dreyer, 1955), la « voix humaine », en écho, à la Cocteau, se donne à voir et à entendre, se met en scène et se médiatise, devient vite un vecteur poétique et politique ( L’Enfant à la voix d’or , Antonio del Amo, 1957 + Piaf , Guy Casaril, 1974). Via un vocaliste franquiste, une maman avec enfant, elle identifie l’individu, sur scène, dans la rue, l’expose au public, aux parents, aux habitants, aux femmes à leurs fenêtres, monnaie lancée de modeste gynécée. Elle crée par conséquent du « lien social »,   musical. La musique, ici, adoucit l’humeur des auditeurs, amenuise provisoirement le malheur. Il s’agit ainsi d’un miracle laïc, d’une épiphanie acoustique, instant d’apaisement, immobilité adoubée, l’oreille collée à la radio, ou sororité instantanée, aussi improvisée, à l’image du ramage, rappliquée illico . Si la technologie l’espace ...