Articles

Affichage des articles associés au libellé Géza von Radványi

Clair de femme : Schneider dead and alive

Image
  Muse soumise, victime ultime ? Actrice active, citoyenne lucide… Mère célèbre, à sympathies nazies, merci Sissi, trois, ça (lui) suffit, (dé)liaisons à répétition, Buchholz, Evans, Ganz, Dutronc, Trintignant, dévotion + abandon = Delon, cassé contrat à la Columbia, fiasco avec (l’infernal) Clouzot, dépression post -épuisement, l’important c’est d’aimer, l’important c’est de se ménager, diverses addictions, avérées ou non, divorce amer, ancien mari suicidaire, vraie fausse couche, césarienne maousse, puis Biasini, épousé, séparé, néphrologie pas jolie, atroce accident de l’adoré adolescent, mort qui interroge encore, sépulture (un peu) profanée, (insipide) biopic de 2018 (beaucoup) alcoolisé : le passage sur Terre de Romy Schneider procède du mélodrame, propice au dolorisme, mais la femme (parfois in)fréquentable, l’actrice Eurydice, pléonasme programme d’art funéraire, il faut s’y faire, méritent mieux que les larmes commerciales de biographies refroidies. Romy, rédu...

L’Autrichienne : Un instantané de Senta Berger

Image
  Petit portrait d’une femme fréquentable… Senta par Peckinpah ( Major Dundee , 1965, Croix de fer , 1977), Berger chez Duvivier ( Diaboliquement vôtre , 1967) ; d’autres titres de sa filmographie, aussi, par chronologie classés, allez : C’est pas toujours du caviar (Radványi, 1961), L’Ombre d’un géant (Shavelson, 1966), Le Secret du rapport Quiller (Anderson, idem ), L’Homme sans mémoire (Tessari, 1974), sans oublier, à la TV, longtemps après, pendant plus d’une quinzaine d’années, danke ARTE, Double Jeu , mon Dieu. Actrice et comédienne, Senta Berger au théâtre débuta, s’y forma, y retourna. Elle tourna en Allemagne, en Angleterre, en France, en Italie, elle fit un tour, voire un détour, à Hollywood, là-bas ne s’attarda, là-bas refusa le casting canapé d’un Darryl Zanuck guère eunuque, les féministes s’en félicitent, elle se maria, mit au monde deux mâles bientôt du métier, créa de production sa propre société, reçut une pelletée de prix, de Bambi à Romy, écriv...

Jeunes filles en uniforme : Citadel

Image
  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Géza von Radványi. Après de Jacqueline Audry la Olivia (1951), voilà de Géza la Manuela. Jeunes filles en uniforme (1958), on le sait, retravaille, à presque trente ans d’intervalle, le matériau déjà en huis clos, un gros soupçon Sappho, de Jeunes filles en uniforme (1931), signé par Leontine Sagan, co-écrit par Christa Winsloe, à la suite de sa pièce   à succès. Il fait toutefois davantage, il met l’ouvrage à la page, puisque le portrait à charge de cette suspecte éducation à la prussienne, un brin lesbienne, se souvient aussi du récent nazisme, de son conformisme, de son militarisme, de son hypocrisie, de sa misogynie. Ici, au gris de la grande grille introductive, des habits, des esprits, s’accorde le glauque très teuton, à la Derrick disons, des chaises, portes, armoires, repeintes à la Wehrmacht, de quoi vous rendre patraque, y compris à proximité d’un lac. Pourtant, en dépit du pas de l’oie, un, de...

C’est pas toujours du caviar : Quelque part en Europe

Image
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Géza von Radványi. On se souvient ou non que le scénariste Henri Jeanson accusa Clouzot d’avoir « fait Kafka dans sa culotte », bon mot scato à faire défaillir Truffaut and Co. , guère fanatiques de ses répliques. Voici par conséquent sa réponse au sérieux et dispensable Les Espions (1957), sous la forme d’un distrayant divertissement franco-allemand. Filmé de manière très soignée, appréciez la direction artistique de Herta Hareiter, la direction de la photographie de Friedl Behn-Grund & Göran Strindberg, produit par l’incontournable Artur Brauner, financier de Fritz Lang ( Le Tigre du Bengale + Le Tombeau hindou , 1959), de Dario Argento ( L’Oiseau au plumage de cristal , 1970) ou de Jess Franco ( Vampyros Lesbos + Crimes dans l’extase , 1971), tiré du roman d’un ancien chimiste, d’où, sans doute, le souple personnage suisse homonyme, C’est pas toujours du caviar  comporte un casting chor...