Belle et Sébastien
Un métrage, une image : Sébastien Tellier: Many Lives (2020) Corrigeons l’hagiographie jolie, déjà rassie, fastidieux défilé des « habituels suspects », comme on cause dans Casablanca (Curtiz, 1942), typique de ce type de produit à bas coût produit : personne, pas même un compositeur assez inspiré, ne saurait posséder « plusieurs vies », tant mieux, tant pis, même si celui-ci se plaît à déployer un aréopage de personnages, à la fois drolatiques et anecdotiques. Dissimulé derrière des lunettes aussi noires que les blanches de Michel Polnareff, autre artiste parfois précieux et a priori individu davantage désagréable, autant grand, barbu et chevelu qu’un second Sébastien, Chabal, bien sûr, Tellier, doté d’un patronyme à la Maupassant, certes déteste l’esprit de sérieux, ne s’y prend jamais, considère chaque disque non en « conclusion », seulement en essai. Mais il prend au sérieux la composition, l’émotion, la surexposition de sa persona...