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Affichage des articles associés au libellé Marc Caro

Que Marianne était jolie

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  Mitan émouvant, cadeau tombeau… À Lorea qui ne le lira Entre un « prologue » dantesque et un « épilogue » shakespearien, parce qu’elle le valait bien, Marianne Faithfull ne s’avère en vitesse – trente-cinq minutes au compteur, mon cœur – ni faithless ni sado-masochiste, en dépit de ses maternelles origines Sa vie secrète écrite et orchestrée au cordeau, selon ses propres mots, ceux de l’amical McGuinness, du tandem Foreman & Levine, on le sait ne connut aucun succès, économique ou critique. Précédé puis suivi par une paire d’ opus de reprises, le sevrage de Strange Weather , le cabaret à la Brecht & Weill de 20th Century Blues , sorti assorti de sa traduite autobiographie, c’est-à-dire de sa vie retracée, révélée, A Secret Life constitue cependant un chef-d’œuvre de poche, un classique instantané, un (mélo)drame de chambre à coucher. Certes moins narratif que l’ idem mal-aimé Berlin de Lou Reed, guitariste sur deux titres de l’allitératif H...

La Belle et la Bête

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  Un métrage, une image : La Cité de l’indicible peur (1964) À la fantastique Jacqueline Le « flic » de Bourvil, six ans avant celui de Melville ( Le Cercle rouge , 1970), s’excuse de coffrer les coupables infortunés, comme son homologue amerloque ( Le Retour de l’inspecteur Harry , Eastwood, 1983), laisse in fine la criminelle se faire la belle, se livrer de son plein gré à la captivité de l’incrédule Poiret, képi = calvitie, assure le médecin atteint de misanthropie (« Tout le monde ici mérite d’être arrêté. Ici comme partout, d’ailleurs, toute l’humanité souffrante »). Matrice apocryphe de l’aussi atmosphérique, moins comique, Litan (1982), La Cité de l’indicible peur , aka La Grande Frousse , emprunt imposé à la complainte explicite du générique, aux lyrics co-signés du dialoguiste Queneau, associe ainsi le satirique au whodunit , le légendaire au faussaire, un boucher « cinglé » presque proche de Chabrol ( Le Boucher , 1970), de ...

Quand Harry rencontre Sally : Les Jouisseuses

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  La preuve et l’épreuve, les sens et le sens, l’orgasme et l’organe… « How do you know? » demande, à deux reprises, la dérangeante, mais amusante, Meg Ryan, au pertinent partenaire, Billy Crystal comme le cristal encore clair, comprendre, erreur totale, trop sûr de ses capacités de (sur)mâle. En 1989, Rob Reiner filme un mec et une meuf, ne filme rien de neuf, se repose (et impose), un peu, sur le duo sans défauts, ou alors, le sert au mieux, souvenir heureux, le point de vue suivant, sévère ou indulgent, immortalise, in extremis , sa marrante maman, réplique remarquable et remarquée, de coda incluse, selon une sorte de « scène primitive » inversée, non plus surprise, ou représentée, par les enfants, puisque, à présent, proposée aux parents, carrément aux clients. Au sein, tout sauf malsain, d’un delicatessen serein , certes assez éloigné de l’homonyme satirique de Marc Caro & Jean-Pierre Jeunet ( Delicatessen , 1991), la lucide Sally, en sourdine ulcéré...