Backtrack : Train d’enfer
Parvenir à se souvenir, au risque d’en mourir, et le « tel père, tel fils » contredire… Adulte, endeuillé, élégant, soigné, le méconnu-mésestimé Backtrack (Michael Petroni, 2015) mérite vraiment d’être exhumé, réévalué. Psychiatre patraque, papounet désemparé, pêcheur pécheur, une seconde d’inattention + un reflet de camion = une fillette adorée terrassée, l’adoubé, very broody Adrien Brody y broie du noir, carbure à la culpabilité. À l’instar du gosse trop lucide de Sixième Sens (M. Night Shyamalan, 1999), il aperçoit des dead people , dialogue avec, par exemple l’impeccable Sam Neill, puis rentre chez lui, revoir son père, y voir plus clair. Mais la mémoire, évidemment amère, le fait ressembler à l’amnésique volontaire de Spider ( David Cronenberg , 2002), lui fait affronter son propre géniteur, policier retraité auparavant buveur, kidnappeur, violeur, tueur, mystificateur, dissimulateur et peut-être serial killer . On passe par conséquent du mélodrame famil...