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Affichage des articles associés au libellé Jim Mickle

Un film de Stephen King

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  Royauté reflétée, monarchie d’anarchie… Cinéphile lucide, cf. les études tout sauf « académiques » de Anatomie de l’horreur , scénariste souvent anecdotique ( Creepshow , Romero, 1982, Cat’s Eye , Teague + Peur bleue , Attias, 1985), parfois assez inspiré ( Simetierre , Lambert, 1989), réalisateur amateur a priori pitoyable ( Maximum Overdrive , 1986), le romancier dut à ses débuts son succès au ciné, en l’occurrence à l’écarlate mais immaculée Carrie (De Palma, 1976). Il s’agissait déjà d’infidélité, de malentendu bienvenu, l’intéressé le reconnut. Ensuite, très vite, durant cinq décennies, les transpositions, douces, amères, se multiplièrent, à la manière de gremlins après Minuit ( 2 ou 4 ), ne paraissent sur le point de disparaître, puisque voici désormais annoncés Salem’s Lot de Dauberman, The Running Man de Wright, The Tommyknockers de Wan, au milieu des remakes programmés de Christine , La Part des ténèbres , Firestarter , parmi d’autres tradu...

Cold in July : Trois hommes et un couffin

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L’Été meurtrier à la sauce étasunienne ? Disons une odyssée identitaire sincère.    Dans Bushwick , des Texans sécessionnistes assiégeaient New York ; dans Cold in July , ils réalisent des snuff movies à base de batte de baseball  : Nick Damici, scénariste complice et ici caméo d’inspecteur menteur, possède-t-il une résidence secondaire à Dallas ? J’écrivais naguère sur la guerre sans fin de Jim Mickle menée à Mulberry Street  ; je découvris hier soir son Juillet de sang en mesurant aussitôt le chemin parcouru, de l’horreur désargentée, en huis clos choral, vers le polar passéiste en Scope co-produit par la France et les États-Unis. Dans un Texas d’opérette, fantasmé par un aimable tandem de New-Yorkais, que nul ne confondra avec le territoire très noir et ironique de Jim Thompson, se déroule en réalité un conte de moralité, se déploie une étude de la masculinité, de la virilité, de ce que signifie être un mec au cinéma et au-delà durant...

Mulberry Street : Les Rats de Manhattan

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Un récent rapport de la SNCF incrimine des rongeurs dans une collision ; aux jardins des Tuileries, ils coupent l’appétit des touristes puis se retrouvent sur Internet ; l’aimable Citoyen Poulpe loue quant à lui le troisième opus de Jim Mickle, pluvieuse histoire d’une famille pratiquant trop littéralement l’eucharistie… Le contexte se prêtait donc à la découverte des débuts du réalisateur. Mickle ne dit qu’une chose avec son premier film, mais la dit (plutôt) bien : on n’en finit jamais avec la guerre. Dans son échantillon d’humanité retranchée à l’intérieur d’un immeuble convoité par un promoteur immobilier, qui lui notifie déjà son expulsion par voie d’affichage dans le couloir – un « fuck you » anonyme paraphe la note –, figurent trois vétérans et un personnage en uniforme et fauteuil roulant (la première victime de la liste, amateur de mots croisés fredonnant l’hymne à la bannière étoilée). Différence de génération oblige, les conflits varient...