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Affichage des articles associés au libellé Mark Elijah Rosenberg

La Femme sur la Lune : Le Gardien du manuscrit sacré

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Fritz Lang. Elles, dans le suave La faiblesse des hommes, elles savent Que la seule chose qui tourne sur Terre C’est leurs robes légères Alain Souchon La Femme sur la Lune (1929) débute dans l’escalier de M le maudit (1931), se poursuit dans le bureau des Espions (1928), passe par la chambre à coucher du Tigre du Bengale/Le Tombeau hindou (1958-1959), puis s’achève sur la plage des Contrebandiers de Moonfleet (1955), justement, boucle bouclée avec le satellite sélénite, chic. Il s’agit, par conséquent, d’un film de Fritz Lang, d’une leçon d’astronomie, de géométrie, de cinématographie, où chaque putain de plan puissant stupéfie par sa capacité d’émerveillement, sa rigueur arithmétique. Voilà Lang en alter ego de l’entrepreneur du récit, voire l’inverse, les plans de la fusée mettent en abyme ceux du ciné. L’architecture radicale du métrage annexe un mobilier daté, localisé, carrément alleman...

The Whispering Star : Fragile

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  « Tu n’as rien vu à Hiroshima » mais tu aperçois Fukushima. Her lips are soft and moist With whisper, whisper, whispering whispers Elton John, Whispers Film feutré, film secret, The Whispering Star (2015) mérite son intitulé. La solitude et la finitude s’y expriment à voix basse, murmurent une messe idem de requiem à peine ponctuée d’un violoncelle, d’un aria d’autrefois. Infinité de l’espace, fin de l’espèce, pourcentage de désavantage, puisque 80 % d’intelligence artificielle contre 20 % d’humaine. Les cartons d’introduction et de condamnation prennent acte de la situation de science-fiction, du monumentalisme des errements, du minimalisme du temps restant. Si la science doit progresser, les bipèdes s’avèrent sur le point de s’éclipser. Le métrage millimétré, géométrique, sous l’influence mélancolique, claustrophobique, de Kubrick, celui de 2001, l’Odyssée de l’espace et Shining , adopte « l’amour » des hommes pour la distance et la ...

Approaching the Unknown : Mission to Mars

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Neuf mois de réflexion ? Disons un désir d’aliénation. L’une des postulantes au peuplement parle de solitude et de mélancolie : les deux états caractérisent Approaching the Unknown (2016) qui, à défaut d’approcher l’inconnu, parvient à faire éprouver un vécu, en l’occurrence celui du capitaine Stanaforth, premier colon supposé atteindre la planète rouge au bout de 270 jours. Il communique avec son pote au surnom de maigrichon, incarné en vidéo par le frérot d’Owen Wilson, il croise un tandem dépressif de station spatiale sépulcrale où se ravitailler, il s’adresse à sa suiveuse dormeuse mais, surtout, il tient en voix off son journal de bord, son journal intime. L’intimité en question ne signifie plus l’étalage d’enfantillages autobiographiques, égocentriques, à l’instar du babillage « accablant » d’écrivains réunis à la remise du prix Melville à son ex -épouse, elle désigne désormais une relation singulière au cosmos, liée à une expérience presque christique ...