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Affichage des articles associés au libellé Douglas Trumbull

Le Mur du son

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  Un métrage, une image : Onde de choc (1984) Un thriller doté de R5 ? Nous voici bel et bien au sein d’un opus européen, un peu hitchcockien, où deux types mimétiques, à défaut de (bandes) magnétiques, écoutent en chœur un baladeur, idem se baladent, tournent autour de la même dame. Au terme de Blind Date , appréciez au passage le mimi jeu de mots, sentimentalo-miro, Lana Clarkson ne succombe donc au beau blond, amateur de musique, manieur de scalpel cruel, vrai-faux chauffeur de taxi, par ses propres soins très malsains puni, planté presto à cause d’une porte, qu’importe. En réalité, en vérité, la svelte silhouette de Brainstorm (Trumbull, 1983) et Scarface (De Palma, 1983) va décéder une vingtaine d’années après, mise à mort par un certain Phil Spector, accident, suicide, homicide, on s’en fiche, en définitive. En 1984, tout va pour Lana, ou pas tant que ça, parce que le comptable en exil volontaire, aux airs de directeur publicitaire, pense avoir reconnu en ...

L’Invasion des profanateurs : Arnaques, crimes et botanique

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  De la déprime et du speed , de la graine et plus de haine… Car Je est un autre. Rimbaud L’Invasion des profanateurs  (1978) possède déjà les défauts de L’Étoffe des héros (1983), il manque de rythme, de style, il dure deux heures, Seigneur. Viré par Eastwood du plateau de Josey Wales hors-la-loi (1976), qu’il co-écrivit, Kaufman en dépossédé paraissait toutefois la personne idoine pour à nouveau adapter la moralité d’altérité de Jack Finney. Ensuite auteur d’un diptyque pseudo-littéraire de peu de valeur, le décoratif et dispensable L’Insoutenable Légèreté de l’être (1988)/ Henry et June (1990), le Phil cinéphile s’acoquine au sieur Richter ( Dracula , Badham, 1979, Brubaker , Rosenberg, 1980, Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin , Carpenter, 1986), afin d’édifier les foules au sujet de leur déshumanisation supposée, de leur aliénation, étrangeté au propre, au figuré, de saison, allons bon. En vérité, sa sienne invasion synthétise et spatialise...

L’Aile ou la Cuisse : À couteaux tirés

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Haut-le-cœur ? Resto(s) du cœur… Film de fatigue et de filiation, film prophétique et réflexif, L’Aile ou la Cuisse (Claude Zidi, 1976) s’avère en plus un art poétique et un divertissement politique. Si l’argument (et le déguisement) reprend (en partie) Le Grand Restaurant (Jacques Besnard, 1966), témoigne de son temps (indépendant, inquiétant), une décennie suffit (à modifier la donne) : Louis de Funès , récemment hospitalisé pour de sérieux soucis de santé, veut (et doit, dit le docteur) se réinventer, se modérer, quitte à revenir au muet révéré (le Mel Brooks audacieux de Silent Movie , 1976, acquiesce). Au creux du contexte de crise(s) des seventies , de la filmographie du fragilisé « Fufu », L’Aile ou la Cuisse se situe ainsi entre l’antiracisme des Aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury, 1973) et l’écologie de La Zizanie (Zidi, 1978), sorte de réponse hexagonale au spatial (et US) Silent Running (Douglas Trumbull, 1972), tandis que Le Grand Bazar ...

Freaks : Chloé

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Mutants débutants, résistants, mutatis mutandis , pardi... Doté d’un titre inutilisable, en tout cas très connoté, au moins depuis le film homonyme de Tod Browning – mais me plaît l’aspect pragmatique, poétique, de La Monstrueuse Parade (1932) –, Freaks (Zach Lipovsky & Adam B. Stein, 2018), s’il délaisse la poignante et impitoyable corporalité de l’ opus précité, parvient (en plein) à en conserver (l’esprit) le refus de la toujours suspecte « normalité », marotte démagogique d’un méprisable/méprisant ex -président de la République. Il s’agit, résumons fissa, d’une sorte de refonte du Firestarter (1994) de Mark L. Lester, donc d’un (mélo)drame familial et gouvernemental, à base de super-pouvoirs et au bord du désespoir. Le solide Emile Hirsch, jadis délicieux péquenot, au générique de Killer Joe (William Friedkin, 2012), semble s’inspirer, pour composer son personnage de paranoïaque papounet, de la folle (en effet) performance de Michael Shannon dans Bug (2007), sim...

Le Trou noir : Gravity

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Bricoler la capsule ? Figurer l’infigurable… Une BO de John Barry  ? Un casting incluant Yvette Mimieux, Ernest Borgnine, Robert Forster, Anthony Perkins, Maximilian Schell ? De la SF d’astrophysique, fantaisiste, certes ? Tout ceci donne envie de (re)voir Le Trou noir (Gary Nelson, 1979), de faire fonctionner la frange d’enfance enf(o)uie. Par conséquent nous voici, illico , à bord du Palomino, confronté, dès le générique infographique, en vert cadavérique, à un film funèbre, l’un des rares essais de Disney désireux de s’adresser aux adultes, en sus des Yeux de la forêt (John Hough, 1980), de La Foire des ténèbres (Jack Clayton, 1983), diptyque fantastique, cette fois-ci. The Black Hole ou la rencontre de Vingt mille lieues sous les mers (Richard Fleischer, 1954), idem produit par le studio de Walt, avec Silent Running (Douglas Trumbull, 1972), serre partagée. Dans le sillage de James Mason, Schell interprète un ermite ne sachant se lasser des «...

La Femme sur la Lune : Le Gardien du manuscrit sacré

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Fritz Lang. Elles, dans le suave La faiblesse des hommes, elles savent Que la seule chose qui tourne sur Terre C’est leurs robes légères Alain Souchon La Femme sur la Lune (1929) débute dans l’escalier de M le maudit (1931), se poursuit dans le bureau des Espions (1928), passe par la chambre à coucher du Tigre du Bengale/Le Tombeau hindou (1958-1959), puis s’achève sur la plage des Contrebandiers de Moonfleet (1955), justement, boucle bouclée avec le satellite sélénite, chic. Il s’agit, par conséquent, d’un film de Fritz Lang, d’une leçon d’astronomie, de géométrie, de cinématographie, où chaque putain de plan puissant stupéfie par sa capacité d’émerveillement, sa rigueur arithmétique. Voilà Lang en alter ego de l’entrepreneur du récit, voire l’inverse, les plans de la fusée mettent en abyme ceux du ciné. L’architecture radicale du métrage annexe un mobilier daté, localisé, carrément alleman...

L’Odyssée du sous-marin Nerka : Duel dans le Pacifique

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C(h)œur coulé ? Plutôt touché…   Opus placé sous le double signe de la tension généralisée, du suspense sonore, ce Moby Dick délocalisé du côté de Pearl Harbor annonce davantage La Maison du diable (1963) que La Canonnière du Yang-Tsé (1966). Exit le romantisme martial, bienvenue à la sécheresse du récit, en rime aux Rats du désert (1953). Si disparaît le pacifisme menaçant et extra -terrestre du Jour où la Terre s’arrêta (1951), demeure la victoire à la Pyrrhus de Nous avons gagné ce soir (1949). Avec un tel argument revanchard, voire révisionniste, infidèlement adapté du roman à succès du bien nommé Beach par le scénariste Gay, signataire du presque similaire Les Révoltés du Bounty (Milestone, 1962), Wise pouvait vite verser dans le patriotisme pompier, le manichéisme minable. Or ses Japonais ne se réduisent jamais à des caricatures impures, s’imposent à distance en sveltes silhouettes d’ennemis à redouter, à écouter. Car là aussi le son s’impose, via la...