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La Fin du monde : Notes sur le néant au ciné

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Refrain de la fin, répliques apocalyptiques. The Universe is a plot of God Edgar Allan Poe Eureka: A Prose Poem (1848) Déjà tard mais pas trop tard À toi de voir à toi de croire Téléphone Le Jour s’est levé (1985) Le cinéma meurt demain et tu n’en savais rien. Le cinéma meurt avec toi et nul ne le saura. Comme les belles boisées endormies les films se réveillent et se raniment l’instant d’un baiser visuel. Puis ils retombent dans l’oubli qui ne nous oubliera pas. Ainsi va la cinéphilie jolie. Ainsi périssent les empires pas seulement de la tristesse crus à tort éternels. De la poussière à la pellicule et l’inverse. De l’évolution de l’espèce épuisante à la suppression de l’ensemble des données disponibles. La Terre retrouvera sa virginité avant de s’évanouir mais plus personne pour survivre et filmer le fondu au noir définitif. Déjà nous sauvegardons nos restaurations sur des supports problématiques sinon promis à la célèbre obsolescence programmée. Déjà n...

Mad Max : À tombeau ouvert

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Suite à sa sortie en BR et avant le quatrième pan sur grand écran, retour en marche arrière sur le titre de George Miller. Un plan vraiment unique, à la fois iconique et obscène, esthétique et brutal, doux et traumatisant : une chaussure de gosse – appartenant au fils de Mel – s'envole au ralenti, métonymie pour signifier l'irreprésentable, leçon de cinéma sur le thème : « Comment tuer un enfant (hors-champ) ? », après Hitchcock et consorts. Là réside la vraie violence du film (et le motif inconscient de sa censure française ?), celle du monde d'alors qui inspira Miller – que pense-t-il du contemporain, plus de trente ans après ? –, celle qui donne au titre, presque par inadvertance, car fugace, sa valeur indélébile, relativisant les excès graphiques et drolatiques dont les imitateurs transalpins « fauchés » feront leur beurre avarié. Mad Max, fou de douleur (on se souvient aussi de Gibson s'enfonçant un canon de revolver dans la bouche pour ...