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Gilda

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  Un métrage, une image : Les Siffleurs (2019) Petit polar au prologue porté par Iggy Pop, pertinent ( The ) Passenger , où entendre itou l’incontournable Anna Netrebko, la brechtienne Ute Lemper, Mozart, Offenbach, Orff, Strauss (Johann, pas Richard), Tchaïkovski, cf. la colorée compilation, finale et végétale, à Singapour, mon amour, Les Siffleurs s’essouffle fissa, laisse assez vite deviner son épilogue énamouré, quasi timide, presque premier rendez-vous plus relou, réponse souriante à la copulation de l’interpolée introduction, toutefois fi de frontal nudity , puisque enveloppe de fric pratique. Ici, le sexe participe du pouvoir, du spectacle, de la tromperie, chevauchée sans cheval, sinon étalon, western d’athlète, (sur)cadré en écho à l’homologue des Patriotes (Rochant, 1994). Il renseigne aussi, car la corruption n’empêche l’émotion, la mise en scène, guère obscène, les sentiments, la vidéo-surveillance, en mode La Vie des autres (Henckel von Donnersmarck, 2006), l...

Album de famille : Allô maman, ici bébé

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Fête du Cinéma 2017, deuxième jour, séance de dix-huit heures trente. Formaliste et frontal, Album de famille à la fois indiffère et intrigue, déçoit et promet. Développé avec le soutien du Sundance Institute, co-produit par ARTE, ce premier long métrage d’un scénariste/réalisateur/monteur cristallise ou caricature une certaine tendance du cinéma dit d’auteur contemporain. Mehmet Can Mertoğlu assemble des blocs temporels, se soucie assez peu de progression dramatique, chronique le quotidien d’un couple de parents adoptants. En France, la réception critique numérique, positive ou négative, aussi clairsemée que le public dans la grande salle régionale, experte en sociologie, guère craintive de généralisation, nul ne l’ignore, classe l’ opus en portrait satirique de la classe moyenne turque, sinon du pays tout entier. Moins préoccupée d’exégèse géopolitique, la distribution hexagonale, via sa bande-annonce guillerette, préfère mettre en valeur la dimension de comédie noire, d...

Le Trésor : Le Trou

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Corneliu Porumboiu. François Truffaut, à propos des romans (poignants) de William Irish, parlait de « série blême » et non plus noire ; on pourrait ainsi qualifier Le Trésor de « comédie grise » car nul, assurément, ne s’esclaffera devant cette co-production franco-roumaine (ou l’inverse) – Sylvie Pialat personnifie Les Films du Worso et… Julie Gayet sa société Rouge International – baignée dans une grisaille propre aux pays de l’Est, comprendre, à leur représentation audiovisuelle majoritaire. Oui, cela ne rigole guère du côté sinistré de Bucarest et des environs, la (trop) célèbre crise sévit là-bas (et surtout) aussi. Quoi de mieux, dès lors, pour conjurer le sort économique, qu’une chasse au trésor entre adultes d’abord réticents puis finalement partants (littéralement, deux heures de bagnole), endurants, fervents ? Le costaud (et grand, un mètre quatre-vingt-...