Coming Home : Made in China
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Zhang Yimou. Un téléfilm de luxe, un « véhicule » d’actrice, une évocation de bon ton ? Oui et non, car Coming Home (2014) doit sa modeste séduction à son dédoublement. Comme le retour à la maison de dénomination, de saison, s’accomplit en couple, d’abord le père, puis la fille, ce très sage métrage, à base « d’amnésie psychogène », de déjà-vu malvenu, en français, s’il vous plaît, de soleil absent, bienvenue à la pluie, à la neige, se divise et vise autre chose que le « devoir de mémoire », voire la repentir intime. Au-delà du récit d’une Pénélope délocalisée, déboussolée, victime anonyme, une parmi des milliers, en rime à la propre épouse de son agresseur sexuel, maître-chanteur d’autrefois, elle-même démunie de son mari, en banlieue rééduqué, au milieu de l’acier, réversibilité des rôles, du pouvoir impitoyable, d’une époque pourrie, d’un passé qui ne passe pas, que retrace...