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Affichage des articles associés au libellé Asia Argento

Vingt ans avant

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  Exils # 35 (05/06/2024) Donc en deux mille quatre, ce passé se rattrape, l’auteur Le Meur, dissimulé derrière un double pseudonyme dépourvu de frime, revoici Tarkovski et même Margaret Mitchell, revoilà pourquoi pas Asia (la Scarlett O’Hara de Autant en emporte le vent , justement, versus la Scarlet Diva de la fifille fébrile du caro Dario), ne se posait en avocat du dernier Coppola, imagier mégalo du bien nommé Megalopolis , ne critiquait par opposition, par-delà sa culturelle (sur)production, notre époque médiocre et sa mondialisée camelote, royaume à la gomme de singes sans méninges, pas seulement sur les écrans, mon enfant, salon à la con de « coiffeuses et coiffés » pour conférencier spécialisé, presque désespéré par les errances de la trance (de l’enfance, de la jouissance) et les solos du « réseau » (stimulation de la simulation baguenaude Baudrillard). Fi de musique supposée « sociologique », de colères lapidaires (de quinquagénaire), ...

Le Silence des agneaux : Promising Young Woman

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  Bouffe & Buffalo, délice et supplice… I’m a little lamb who’s lost in the wood I know I could always be good To one who’ll watch over me Sting Une jeune femme court dans des bois, au cours du conte à trauma , un loup cannibale elle rencontrera. Comme elle s’active du côté de Quantico, on devine illico son boulot, on l’accompagne sur son parcours de santé d’agent pas secret. De façon assez symbolique et surtout physique, elle arpente une descente en se tenant de toute sa force à une corde, tiens bon, Clarisse, gare à la glisse. Arrivée au sommet, elle prend à peine le temps de regarder autour d’elle, arbres noirs de décharné désespoir, lac patraque, brume lugubre, d’écouter les cris de corbeaux à la Poe, virginale Virginia, oui-da, au sein de ce décor naturel aussi sombre et gris que ses habits, beau boulot du fidèle dirlo photo Tak Fujimoto, un volatile s’envole, le steadicam la frôle, la musique magique signée Howard Shore l’escorte. Le rythme s’accélère, le ca...

Blue Steel : Magnum Force

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Kathryn Bigelow. Cinéaste inégale – l’estimable Démineurs (2009), le dispensable Zero Dark Thirty (2012), le sympathique Point Break (1991), l’anecdotique Le Poids de l’eau (2000) et pas si marginale – des femmes derrière la caméra, on en dénombre même aux USA –, Kathryn Bigelow signe ici un troisième film intéressant, à défaut de passionnant. Co-écrit par Eric Red, le scénariste de Hitcher (Robert Harmon, 1986) et du sien Aux frontières de l’aube (1987), Blue Steel (1990) ferait se croiser La Femme flic (Yves Boisset, 1980) et American Psycho , le roman moqueur, sinon majeur, de Bret Easton Ellis, paru en 1991, pas son adaptation à la con selon Mary Harron (2000). Prise en sandwich , presque au sens propre, sale, salé, de l’expression, puisque ses deux scènes sexuelles, duo de différents amants, l’un réchauffant, l’autre refroidissant, à l’opposé s’enchaînent, l’impeccable Jamie Lee Curtis compose une p...

Alien Crystal Palace : Le Jour et la Nuit

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Sybille de beaujolais, écume de Cumes, artisanat assez sympa… Dark comédie érotique, ésotérique, touristique, commise de manière économique, filmée sans façon et à la façon d’un bad trip , Alien Crystal Palace (Arielle Dombasle, 2018) ne laisse perplexe que les paresseux, essaie de faire frissonner les facétieux. Certes, car casting trop amical, puisque misère musicale, Nicolas Ker indiffère, dérisoire ersatz du très regretté Daniel Darc, aussi le film souffre de ce défaut rédhibitoire, de la pénible présence de l’inaudible type en noir. Mais l’humour le rédime, mais l’énergie l’anime, la monteuse Coralie Rubio dut s’amuser en assemblant le puzzle faussement dément, par nature immanent, malgré le transcendant argument. Sur fond de philosophie, pas celle de Bernard-Henri Lévy, ouf, d’androgynie joueuse, tueuse, de festivités funèbres, cliques lubriques à la Kubrick, de rencontres alcoolisées, de flics friands de torture, d’herméneutique, Alien Crystal Palace  entraîne ...

Dracula : Stoker

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« Dracula di Dario Argento ». Et Stoker, stronzo? « Film riconosciuto di interesse culturale nationale e realizzato con il contribuo del Ministero per i Beni e le Attività Culturali – Direzione generale per il Cinema » puis « liberamente ispirato al Romanzo Dracula di Bram Stoker » dixit le générique du désastre définitif, à la hideur rédhibitoire, au vide vertigineux, à transformer fissa le Dracula classé X de Salieri (1994) en divertissement ludique, le Dracula, mort et heureux de l’être de Brooks (1995) en sommet de sérieux. Puisqu’il pratique un art par définition collectif, Argento entraîne dans son néant des gens de talent, mentionnons Tovoli & Simonetti , Kretschmann & Hauer. Avec une perversité inconsciente, il réunit le couple éprouvé, éprouvant, de l’inestimable Syndrome de Stendhal (1996), afin de mieux le profaner, en plongée. Voilà Asia, grande fifille de son papa, accessoirement arroseuse arrosée de victimisation sexuée,...

Un condamné à mort s’est échappé : Raccords et Désaccords à propos du corps

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Cellule biologique et photoélectrique, cellules de l’esprit et des partis.    On le croyait consigné à l’obscurité, placé parmi les accessoires périmés, évacué par la virtuelle modernité, mais le corps résiste encore, sans trop d’efforts, au cinéma et au-delà. Certes, la silhouette sur l’écran relève du revenant, pas seulement celui de Leo, possède une abstraction in situ , y compris au cœur des imageries de l’horreur et de la pornographie, jumelles et conflictuelles, en priorité corporelles. Au ciné, le sang se transmue en gore et le sperme en record . Une fois filmée, la sexualité se travestit en sexe et les maquillages métamorphosent les outrages. L’alchimie du massacre (à la tronçonneuse) ou des automates (des performeuses) arbore sa propre beauté, son aléatoire intensité, sa finalité à la fois explicite et implicite, liée à la mort, grande ou petite. L’émotion de ces mythologies procède de leur pauvre trésor, de leur trésor de pauvres, même si La Nonne cartonn...

Des femmes, des films, de la musique : Bienvenue chez Natsu

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