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Affichage des articles associés au libellé Francis Delia

À l’Ouest, rien de nouveau

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  Un métrage, une image : Outlaws 1 (1998) + Outlaws 2 (1999) « Surprise is the key », en effet, surtout au sein (surexposé) de ce style de ciné ; hélas, le réalisateur des estimables Blue Holocaust (1979) et Anthropophagous (1980) n’en réserve aucune au spectateur sans peur, aussi personne ne rapprochera son supposé, dispensable et anecdotique diptyque du mémorable Impitoyable (Clint Eastwood, 1992), malgré un argument presque similaire de vengeance – ou justice, suivant la perspective adoptée – « genrée ». Transposition transgenre des Sept Mercenaires (1960) de John Sturges, donc, déjà, des Sept Samouraïs (1954) d’Akira Kurosawa, tandem renommé, auquel le titre français du DVD, Rocco et les « Sex » Mercenaires , adresse un clin d’œil circonstanciel, Outlaws de Joe D’Amato pouvait pourtant participer, sinon d’un féminisme soft (ou hard ), au moins d’un révisionnisme orienté vers l’onanisme. En réalité, en dépit d’une directio...

Il n’y a pas de rapport sexuel : Distance, obéissance, jouissance

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Coronavirus  ? Coitus interruptus . Ne nous laissons pas impressionner, agissons avec force, mais retenons cela, le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour aux jours d’avant. Emmanuel Macron It’s hard to love there’s so much to hate Hanging on to hope when there is no hope to speak of And the wounded skies above say it’s much too late So maybe we should all be praying for time George Michael Écrivons en économiste : la pandémie du coronavirus impacte le cinéma en général et celui classé pornographique en particulier. Auparavant, au temps d’avant, instant amusant, nostalgie jolie, après une scène sexuelle qui laissa des traces sur un canapé immaculé, ensuite souillé, peut-être au sperme, à la cyprine, à la sueur, que sais-je, l’aimable « MILF » Marina Beaulieu dut se justifier auprès du réalisateur nettoyeur de s’être bien sûr lavé les mains, nom d’un chien. Hélas, sur un tournage de ce type, tel geste recomma...

Volte-face

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Les cheveux, le front, les sourcils, les yeux, le nez, les joues, les oreilles, la bouche, le menton, le cou – et au-delà de tout cela, quelque chose de vivant, de mouvant, d’émouvant, à la fois crâne et diamant…   Il faut qu’on reprenne forme humaine Zazie, Larsen David Pujadas liquida l’autre soir l’information en une dizaine de secondes, s’en débarrassa tel un kleenex usagé, en parfait petit représentant de l’aléatoire temporalité médiatique, alors que sa profession se repaissait du résultat de l’opération voici une dizaine d’années : Isabelle Dinoire, première femme greffée du visage, venait de succomber à un cancer , non scientifiquement relié à son traitement antirejet, avertit ensuite le bien nommé « corps médical », lui-même porté au silence éloquent (personne pour communiquer à propos d’un échec, sinon pour le minimiser), puisque le décès survint en avril de cette année. Par-delà des questionnements éthiques évoqués en lien, pourquoi et en quoi ce...

Café Flesh : Kiss of Death

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Dans un futur indéterminé, les survivants d’une guerre atomique se rendent tous les soirs dans un curieux café qui leur procure d’étranges spectacles sexuels. Parmi eux, un couple cherche la voie étroite d’un nouveau romantisme. Mais comment y parvenir quand on ne sait plus aimer ? Un film peut-il combiner surréalisme, pornographie, dystopie, questionnement méta, esthétique eigthies et relecture mythologique, avec brio de surcroît ? Réponse dans ces lignes.       Ceci n’est pas une pipe Ados adeptes du gonzo , solitaires consommateurs numériques, pornophiles de tous les pays – dispersez-vous : ce café corsé ne vous séduira guère, cette chair malsaine ne vous émoustillera pas. Dans ce météore sans descendance, le sexe se limite à des inserts rapides, où des modèles à l’inexpressivité digne de Bresson accomplissent les positions du cahier des charges générique, à seule fin de financer le film. Le montage alterné, alors que la pornogra...