Muet comme ta tombe
Exils # 241 (13/10/2026) Le dernier film de Forbes commence et se termine au sein d’un cimetière. D’abord un homme se rend devant la tombe de son épouse et de sa fille, menacé à distance par une arme d’habitacle. Enfin il traverse l’herbe verte au côté d’une survivante à « excuser », qui s’effondre soudain, mortellement touchée. « Bande de salauds » ( bastards en VO) s’écrie le psy, figé en image arrêtée. Il ne s’adresse pas au tandem Globus & Golan, quoique, car cette production Cannon constitua pour le réalisateur une constante horreur, un « cauchemar » à filer le cafard. Mal-aimé, carrément à contre-temps, du ciné, de l’esprit du temps, La Machination (1984) ravive vite la SF dépressive des Femmes de Stepford (1975), opus plus connu et reconnu de l’intéressant intéressé. Ici aussi il s’agit de faire taire une compagne, mais différemment, en éliminant celui auquel elle se confie. Ceci rappelle un peu Pulsions (1980), l’élégance de Moor...