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Affichage des articles associés au libellé William Dieterle

La Taverne de la Jamaïque : L’Auberge rouge

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Alfred Hitchcock. À la mémoire d’Alan Parker Après un naufrage à la Fog (John Carpenter, 1980), une diligence à la Dracula , la nièce endeuillée découvre donc le mal familial, à l’instar du gosse orphelin des Contrebandiers de Moonfleet (Fritz Lang, 1955). Plutôt qu’à Byron, cité sur le seuil, on pense à Corneille, à son fameux « dilemme ». Sauver les siens ? Éclairer les marins ? Maritime mélodrame moral, adapté de Daphne du Maurier, co-écrit par Joan Harrison, La Taverne de la Jamaïque (Alfred Hitchcock, 1939) dessine deux portraits de femmes fréquentables, remarquables, mémorables, interprétées par deux actrices assez admirables, la « débutante », douée, Maureen O’Hara, l’émouvante, « dévouée », Marie Ney, en sus de poser la question cruciale supra . Du côté des hommes de la côte, on (se) dissimule, son identité, ses desseins, on joue au « juge de paix »...

Quasimodo : La Gitane

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de William Dieterle. Programmation opportuniste de psychodrame médiatique, ce téléfilm friqué rassemble des gens de talent pour un résultat frisant l’inexistant. Walter Plunkett aux costumes, Darrell Silvera aux décors, Van Nest Polglase à la direction artistique, Joseph August à celle de la photographie, William Hamilton & Robert Wise au montage, Alfred Newman à la musique, Pandro S. Berman à la production + le magot de la RKO : tout cet estimable-respectable aréopage ne parvient point à transcender un opus pasteurisé, inoffensif, révisionniste. Sonya Levien, la solide scénariste de Quo Vadis (Mervyn LeRoy, 1951), autre adaptation davantage réussie de pavé prosélyte, ici accompagnée du romancier allemand Bruno Frank, ne se contente pas de remodeler la cathédrale hugolienne, jadis exécutée par un certain Balzac, à laquelle on peut préférer son homologue proustienne, passons, de la faire finir bien, Seign...

Vedettes du pavé : La Môme

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Un ogre tendre, une charmante voleuse, un musicien lucide : exhumons un plaisant trio étonnamment « moderne », dont la « petite musique » un peu triste précède un grand désastre… Certes, il manque à cette réponse insulaire à Une étoile est née (l’original de 1937) un vrai regard de cinéaste (on ne se souvient aujourd'hui de l’américain Tim Whelan que comme co-réalisateur du Voleur de Bagdad , coincé entre les écrasants Korda & Powell, aux parcours davantage glorieux, ou William Cameron Menzies et Ludwig Berger, bien moins renommés) ; cependant, même modestement servi , le duo Vivien Leigh/Charles Laughton (Rex Harrison, sans une seule fausse note, apparaît plus effacé en compositeur et rival) séduit, alors que les acteurs, semble-t-il, se « détestèrent cordialement », selon l'expression d'usage et les biographes indélicats, l’occasion de saluer leur talent de professionnels (l’une des répliques du métrage) n’en laissant rien...