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Affichage des articles associés au libellé John Glen

Et Noël au soleil

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  Exils # 188 (14/04/2026) Explosion, amputation, spéculation mais pas de « séparation », pas même un reste d’apartheid. Si Gold (Hunt, 1974), au niveau politique, s’apparente donc à de la science-fiction, une sorte d’uchronie jolie, festive et sportive, au niveau économique il décrit avec acuité une organisation de délinquants classés en col blanc, dont l’intitulé des credits ( syndicate ) renvoie vers la pègre homonyme, émir en prime. Un membre allemand croit bon de plaisanter, d’anticiper la « liquidation » programmée : on le fait fissa sauter attablé, en famille, infanticide explosif, à la suite de celui d’ Agent secret   ( Sabotage , Hitchcock, 1936), en prélude à la reprise des Incorruptibles (De Palma, 1987). Plus encore que de l’or, du boursier pactole aucun ne rigole, ni ne profite in fine , puisque la machination échoue, un premier essai déjà désamorcé pendant le prologue panique. Construit en boucle bouclé, en traumatisme dépassé, merc...

Les Vieux

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  Story-board à la gomme, à fissa effacer ? Dessin du destin, élégie sans nostlagie…   En vieillissant, on se calme et on vote à droite ? Certes, peut-être, mais la vie va moins vite, le corps redécouvre la mort, le rétroviseur s’avère une vanité, habitacle d’Ecclésiaste. En 1985, Barron adoube donc trois norvégiens larrons. Le réalisateur de Electric Dreams (1984) ou Pinocchio (1996), le clipeur de Billie Jean , Rough Boy , Do You Really Want to Hurt Me , Karma Chameleon , For Your Eyes Only ( Rien que pour vos yeux , Glen, 1981), le producteur (exécutif) de L’Expert (Llosa, 1994), aussi, immortalise le trio illico , manie la rotoscopie, remporte un prix MTV. Il signera ensuite, toujours pour ce groupe, l’épilogue dépressif et punchy de The Sun Always Shines on T.V. , le lyrisme métamorphe de Hunting High and Low , un second Bond en BO ( The Living Daylights , Tuer n’est pas jouer , Glen idem , 1987). À Londres tourné, par le DP Oliver Stapleton éclairé,...

La Dame du vendredi

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  Un métrage, une image : La Femme écarlate (1969) À Jacqueline, admiratrice de Monica & Maurice Comme Macha, éclairée par il suo Carlo (Di Palma), Monica aima le rosso, profondo (Argento, 1975), deserto (Antonioni, 1964), en Dior, l’adore, pense à sa propre mort, en veut à mort, à Julien Sorel, non, au Julien de Hossein, qui, au lit, sudiste, à Nice, vient vite de Vitti baiser, au propre, au figuré, parfums en faillite, propriété spoliée. Rapatriée à Paris, elle s’y divertit, s’y étourdit, décide de s’accorder une semaine, au terme de laquelle elle tuera le « directeur commercial » très indélicat, ensuite se suicidera. De la voleuse malicieuse, d’Austin immaculée, de sombre pistolet, elle demande « plus clair » à l’armurier, la (dé)route croise celle d’un « releveur d’épaves », métier idoine, croyant au « mélodrame », Maurice Ronet, en retrait, émeut, immédiatement malheureux, amoureux, d’une bientôt « morte », illi...

Sois belle et tais-toi : Bye-bye à Tanya

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  En mémoire de Tanya Roberts (1955-2021)… Très chère Tanya Roberts, dès lors décédée des suites d’une infection urinaire, reins atteints, fragilité d’hépatite C, saloperie de septicémie, je ne vais déranger l’éternelle éternité du repos et de la paix supposés, je voulais vite vous remercier de votre beauté, de votre simplicité, de votre perso (n) na (lité), du tracé en moi-même (dé)laissé. Au ciné, à la TV, jadis, au siècle dernier, je vous croisais au creux de l’estimable Tourist Trap (David Schmoeller, 1979), du sympa Sheena  ( reine de la jungle , John Guillermin, 1984), du bondesque Dangereusement vôtre (John Glen, 1985), des dispensables polissonneries d’adolescente insomnie de Night Eyes (Jag Mundhra, 1990) +   Inner Sanctum (Fred Olen Ray, 1991), de Drôles de dames (1980-1981), de La croisière s’amuse (1982), de Si tu me tues, je te tue (1983). Quelle brève carrière, ma bien chère, à peine prodiguée pendant une vingtaine d’années, avant que la maladie de...

Le Corsaire noir : Sympathie pour le diable

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Sergio Sollima. Un film de flibustiers, inoffensif, pour enfants ? Un item politique, au filigrane fantastique, aux tonalités tragiques et drolatiques. En partie porté par l’impeccable Kabir Bedi ( Octopussy , John Glen 1983 ; La Bête de guerre , Kevin Reynolds, 1988), quasi converti, Le Corsaire noir (Sergio Sollima, 1976) s’avère aussi un divertissement in fine euphorisant, où trois femmes fréquentables ne font pas tapisserie, Dieu du ciné des seventies et Déesse du MLF merci. Dès le début, presque en forme de snuff movie à la Scarface (Brian De Palma, 1983), pont de longue-vue, aux pauvres et multiples pendus, « fruits étranges » de saison, à la François Villon, le métrage se place sous le signe d’un réalisme transalpin, européen, inaccessible à l’esprit américain, a fortiori selon cette imagerie pas si jolie, point infantile, enfin. Récit de fraternité individuelle, endeuillée, p...