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Affichage des articles associés au libellé Koreyoshi Kurahara

Virez Willy

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  Exils # 118 (15/07/2025) Achab du Canada, Nolan, au patronyme explicite, alon ( e ) loin de Babylone, possède aussi son idée fixe, qui le possède et finit par le perdre, substitue au Queequeg d’ébène l’Indien lucide, pas du tout fou, de Vol au-dessus d’un nid de coucou (Forman, 1975). Lectrice de Melville, scientifique héroïque et enseignante « réchauffante », surtout du côté de la banquise, Charlotte Rampling formule et tamise l’anthropomorphisme, le mâtine d’une amère ironie : la mémoire sentimentale du mammifère « monogame » – dixit une bientôt unijambiste Bo Derek aux joues rondouillettes – et intelligent excède celle fameuse de l’éléphant, mais cette « quasi » humanité attribuée, remarquez les mimis mimines du fœtus foutu, participerait hélas du « réflexe le plus primitif » de l’espèce bipède, vive la vengeance et la violence, revoilà Peckinpah, éthologue du viol ( Les Chiens de paille , 1971). La femme fréquentable, deux fois rescapée, en coda...

Mondo cane

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  Un métrage, une image : Antarctica (1983) « Le Japon est un nid de crétins. Ils ne savent rien de l’Antarctique et encore moins des chiens. Ça ne les empêche pas de crier pauvres bêtes. C’est ridicule » résume illico l’érudit de Hokkaidō. Ce long et longuet métrage, presque réalisé sans trucage, les Américains s’en émurent, ne lui accordèrent leur imprimatur , célèbre formule « No animals were harmed », amen , carbure donc à la culpabilité partagée, aux expéditions en triplé, s’inspire du meilleur et du pire d’une histoire vraie, là-bas renommée, y connut un gros succès, en version disons rallongée, intégrité d’intégralité, se fit remaker ou plutôt pasteuriser selon Disney, plus d’une vingtaine d’années après. Confectionné par un quasi inconnu productif appelé Koreyoshi Kurahara, qui coécrit, coproduit, monte de manière autonome, quel homme, Antarctica ressemble à un conte cruel pas trop de (première) la jeunesse, dommage et dégage, Ōshima, au ...