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Affichage des articles associés au libellé Stan Winston

Bunker Palace Hôtel

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  Un métrage, une image : Gehenna: Where Death Lives (2018) Pourvu d’un sous-titre choc et chic, ce premier film d’un admirateur d’Osamu Tezuka, spécialiste des effets spéciaux et character designer adoubé, car Hiroshi Katagiri bossa pour Stan Winston, Steven Spielberg, Guillermo del Toro ou Sam Raimi aussi, carbure à une malédiction de colonisation, à la culpabilité décuplée, accessoirement aux couloirs de mouroir. Une petite équipe en quête de touristique, d’exotique, se retrouve vite à l’intérieur d’un bunker, d’un tunnel tout sauf of love , Bruce Springsteen en déprime, idiotisme itou classé X, lexical, anal. Pas de sexe ici, tant mieux, tant pis, juste le passé jamais (tré/dé)passé, qui ressuscite et resurgit, puisque sous le paradis et la plage s’agitent la guerre et la rage. Muni d’un caméscope ad hoc , notre team antihéroïque se fait affoler fissa, souviens-toi, selon un paradoxe temporel cohérent et cruel. Commencé comme Les Yeux sans visage (George Fra...

The Unseen : Junior

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Séjour de désamour, invitation d’élimination… 1980 again , cette fois-ci à l’occasion d’un film bien nommé, car méconnu, non vu, désormais visible, disponible en ligne, en VO point sous-titrée, en appréciable 480p. S’il se souvient de Psychose (Alfred Hitchcock, 1960), de Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974) et, davantage étonnant, de Duel au soleil (King Vidor, 1946), The Unseen (Peter Foleg, 1980) possède son propre style, sa propre personnalité, prend congé du spectateur séduit, surpris, amusé, ému, par une pietà poignante, presque apaisée, qui n’appartient qu’à lui, qui paraphe l’argument de maternité tourmentée, à base d’inceste et d’avortement, rien d’hilarant. Je le dis, je le redis, l’imagerie horrifique (s’)autorise la tonalité drolatique, procède du discours mélodramatique, se place parmi une perspective d’épouvantes et de pleurs, de violence et de clémence, de détresse et de tendresse, double origine de son unique noblesse, mélange étrange de sa supér...

Relic : La Nuit au musée

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Soupe d’entourloupe, cargaison à la con, soirée sinistrée. Ratage total, plantage interminable, co-production cosmopolite commise par l’estimable Peter Hyams, Relic (1997) possédait pourtant un argument pertinent, une thématique à base de mythe et de génétique. Et si, derrière les récits, les superstitions, se tenaient l’évolution, la mutation ? Débuté en Amazonie intime, presque à la Joseph Conrad, par un bad trip sarcastique, le sorcier sourit de l’hallucination du pigeon, ce métrage d’un autre âge, relique cinématographique au croisement du mécanique et du numérique, la créature exotique de Stan Winston alors dédoublée, informatisée, en plan large, en déplacement rapide, se poursuit en huis clos à Chicago, vrai musée transformé en décor de studio, oblique vers le film classé catastrophe, cohorte de petits privilégiés à évacuer, surtout le maire et sa dame, merci aux mécènes, amen , avant de virer au survival enflammé, au moins au sens propre, tant pis pour le figuré...

Pumpkinhead : A History of Violence

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Tête de citrouille-potiron pour trouille de saison. Imaginez Simetierre (Mary Lambert, 1989) avec du moto-cross , Les Raisins de la colère (John Ford, 1940) avec une vieille sorcière, Planète interdite (Fred M. Wilcox, 1956) avec des légumes, voire des légendes, d’automne et vous pourrez vous faire une idée assez claire de ce « film culte » méconnu, dû au maquilleur renommé Stan Winston, alors à ses débuts de réalisateur. Pumpkinhead (1988) possède au moins trois éléments majeurs : l’interprétation intense de Lance Henriksen ; la direction de la photographie remarquable de Bojan Bazelli, collaborateur d’Abel Ferrara sur China Girl (1987), The King of New York (1990), Body Snatchers (1993) et de Jennifer Lynch sur Boxing Helena ( idem ) ; sa nature de conte moral à contre-courant. Il commence comme Le train sifflera trois fois (Fred Zinnemann, 1952), par un portrait au passé, sis en 1957, de la lâcheté ordinaire, en nocturne Americana . On refu...