La Cage aux rossignols
Un métrage, une image : L’Arbre , le Maire et la Médiathèque (1993) Fable affable et feel good movie , eh oui, leçon de choses jamais morose, ce divertissement respire et procure un plaisir évident. On sent à chaque plan que tout le monde s’amuse, on se sourit, on se séduit, on prend le temps, on va de la ville au champ et inversement. Il ne s’agit pas de « parler sérieusement », c’est-à-dire lesté d’un esprit de sérieux, davantage de dialoguer, surtout debout, assis aussi. De la campagne électorale à la campagne rurale, de la justesse de la jeunesse au cynisme du journalisme, de l’aménagement du territoire à des témoignages de mouroir, de la pragmatique ambition à l’administratif manque de fonds, projet foutu, échec bienvenu, en tout cas pour Luchini, qui en classe applaudit, Rohmer s’auto-produit et ne s’auto-parodie. Si la sensualité naturelle des Amours d’Astrée et de Céladon (2007), son ultime film, son chant du cygne et surtout du signe,...