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Affichage des articles associés au libellé Arielle Dombasle

La Cage aux rossignols

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  Un métrage, une image : L’Arbre , le Maire et la Médiathèque (1993) Fable affable et feel good movie , eh oui, leçon de choses jamais morose, ce divertissement respire et procure un plaisir évident. On sent à chaque plan que tout le monde s’amuse, on se sourit, on se séduit, on prend le temps, on va de la ville au champ et inversement. Il ne s’agit pas de « parler sérieusement », c’est-à-dire lesté d’un esprit de sérieux, davantage de dialoguer, surtout debout, assis aussi. De la campagne électorale à la campagne rurale, de la justesse de la jeunesse au cynisme du journalisme, de l’aménagement du territoire à des témoignages de mouroir, de la pragmatique ambition à l’administratif manque de fonds, projet foutu, échec bienvenu, en tout cas pour Luchini, qui en classe applaudit, Rohmer s’auto-produit et ne s’auto-parodie. Si la sensualité naturelle des Amours d’Astrée  et de Céladon (2007), son ultime film, son chant du cygne et surtout du signe,...

Short Cuts : Remarques sur cinq courts métrages

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Miss Dombasle bis , à nouveau Michel Fau, Bach & Bizet, Élodie éblouit… À la mémoire de Laure Killing (1959-2019) Viens voir les comédiens invite le titre programmatique, détour par Aznavour, et Amor Maman (Roland Menou, 2018), Le Coup des larmes (Clémence Poésy, 2019), Même pas mal, petit animal (Juliette Kempf, 2017), Ordalie (Sacha Barbin, 2017), Roberto le canari (Nathalie Saugeon, 2018) en effet séduisent via leurs actrices, méritent d’être mis à l’honneur pour leurs acteurs – pas seulement, puisqu’ils permettent de découvrir de vrais regards de cinéastes sans fard, dignes de tous nos égards. Films féminins, sur/avec/de femmes, malgré un tête-à-tête entre mecs, à peine dérangé par Claude Perron ( Cortex , Nicolas Boukhrief, 2008) sur le palier, ce quintette comique et dramatique confirme la force du « deuxième sexe » et la faiblesse du « premier ». Dans le lucide et longuet Cat’s Eye , récemment terminé, la romancière canadienne Margare...

Alien Crystal Palace : Le Jour et la Nuit

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Sybille de beaujolais, écume de Cumes, artisanat assez sympa… Dark comédie érotique, ésotérique, touristique, commise de manière économique, filmée sans façon et à la façon d’un bad trip , Alien Crystal Palace (Arielle Dombasle, 2018) ne laisse perplexe que les paresseux, essaie de faire frissonner les facétieux. Certes, car casting trop amical, puisque misère musicale, Nicolas Ker indiffère, dérisoire ersatz du très regretté Daniel Darc, aussi le film souffre de ce défaut rédhibitoire, de la pénible présence de l’inaudible type en noir. Mais l’humour le rédime, mais l’énergie l’anime, la monteuse Coralie Rubio dut s’amuser en assemblant le puzzle faussement dément, par nature immanent, malgré le transcendant argument. Sur fond de philosophie, pas celle de Bernard-Henri Lévy, ouf, d’androgynie joueuse, tueuse, de festivités funèbres, cliques lubriques à la Kubrick, de rencontres alcoolisées, de flics friands de torture, d’herméneutique, Alien Crystal Palace  entraîne ...