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Affichage des articles associés au libellé Jacqueline Waechter

À la rencontre de Forrester

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  Caste de concurrents, complices des maléfices, honte de la honte...   Pascal, Blaise et billet, philosophe de force, opinion, usurpation, vérité, devrait plaire à la pensive Jacqueline Waechter. Biographe à défaut de fée, Dreyfus née, Viviane Forrester signe en 1996 un essai à l’insolite et insolent succès que l’on sait, du Médicis récompensé, placé sous le signe, sinon l’emprise, de l’exclusion, l’élimination, la déportation, la programmation, de la catastrophe, en somme, termes très connotés, en toute conscience utilisés. Parmi un entretien contemporain, publié au milieu de L’Humanité , l’écrivain au féminin, peu fanatique de féminisme, de féminisation du lexique, se rappelait Rimbaud, communard à l’écart, vite devenu marchand, pas d’armes seulement, telle in extremis l’Alice de Lewis, présente ici aussi, revue et outragée par le pas bon Burton. Le titre de l’ item cite donc Soir historique des Illuminations , en conserve la valeur apocalyptique, en liquide la dimen...

Le Sang des innocents

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  Le jeune homme et la mort, la joie d’abord, les traumas encore…   I am walking through Rome With my heart on a string Dear God please help me Morrissey Six ans suivant Rogopag (1963), revoici Godard & Pasolini ; la séquence de La Contestation (1969) paraît pourtant un prolongement du documentaire à base de montage La Rage (1963), coréalisé puis renié en compagnie du meilleur ennemi Guareschi. Comme dans Le Petit Monde de don Camillo (Duvivier, 1952), Dieu prend la parole, mais avec Lui-même dialogue, car nul ne L’écoute, en tout cas pas le piéton pris en public presque surpris et précédé en travelling latéral motorisé. Tourné en été 1968, sillage de fameux événements du mois de mai précédent, le segment stimulant s’insère aussi au sein d’une anthologie au titre homonyme quasi , puisque l’on passe de La rabbia à Amore e rabbia . Situé, on le sait, du côté de la police prolétaire plutôt que de la bourgeoisie estudiantine révolutionnaire, le cinéaste a...

La Dame du lac

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  Un métrage, une image : Malombra (1917) Je découvris jadis la version voyeuriste, opus propice à l’onanisme en mode M6, puisque porté par la sculpturale et en train de se palucher Paola Senatore ( Malombra , Gaburro, 1984). Voici aujourd’hui le « film muet » du mussolinien Carmine, conduit par la « participation spéciale de la diva Lyda Borelli ». Aussitôt au « château » à ragots populos débarquée, la nièce disons endeuillée joue les emmerdeuses assumées, demande une « chambre avec vue sur le lac », malvenue, patraque, les domestiques la déclarent maudite, se met à lire Poe presto , en français, s’il vous plaît, mauvais signe d’oisiveté vite maladive. Au creux du compartiment escamotable d’un secrétaire, le meuble cercueil et non le mec à l’accueil, elle exhume un journal intime, un miroir, une poignée de feuillets et de cheveux, un gant blanc, tout ceci appartient au passé, à la Cecilia à domicile « emprisonnée », l’occa...

La Sorcière amoureuse : Logan’s Run

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  Confusion, collusion, confrontation, condamnation... À la bonne sorcière Jacqueline Waechter Chaînon manquant et ensorcelant reliant La maschera del demonio (Bava, 1960) et Le streghe (Bolognini, De Sica, Pasolini, Rossi, Visconti, 1967), La strega in amore  (1966) se découvre dès le premier plan en conte de décor : un homme à Rome soulève un store, ouvre des vitres, va vite se retrouver cloîtré, à l’insu de son plein gré. S’il dialogue de surcroît, disons à distance, avec le Fedora (Wilder, 1976) d’autrefois, le plus récent et peu passionnant Abuela (Plaza, 2022), le film de l’ami Damiani, surtout (re)connu ici pour ses percutants et pertinents polars made in Italy , annonce aussi Amityville II: The Possession (1982), coécrit par le sieur Wallace, similaire amateur de femmes en flammes, de Mexicaines guère sereines ( Vampires: Los Muertos , 2002), qu’il dirigera aux USA. Seize ans avant, le (mauvais) génie du lieu sévit déjà, donne une leçon d’humiliation, ...

Je m’appelle Victor

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  Un métrage, une image : Larmes de clown (1924) À   l’écuyère Waechter Chez Fellini ( La strada , 1954), une mère misérable, sens duel, monnaie le fruit de ses entrailles ; chez Sjöström, un père arrange le mariage de l’héritière de misère, vaille que vaille. Larmes de clown , titre alternatif des Clowns (1970) assez sinistre du réalisateur italien, parce que, véritables, ils le valaient bien, à ne confondre avec Le jour où le clown pleura (Lewis, 1972), la Shoah, etc ., commence comme un drame bourgeois, de Faust une version vaudevillesque, fi toutefois de Méphistophélès. En écho à Federico, il s’agit aussi d’une œuvre sur la découverte du mal, du mâle, sentimentale et morale. Quatre avant l’avènement de l’éprouvant Le Vent (1928), le cinéaste suédois cède à l’appel des sirènes de la naissante MGM, son Mayer de patron, sa mascotte de lion, animal local qui, in extremis , bouffera les fautifs, massacrera le tandem de mecs malhonnêtes, chouette. Associé...

Le Choix des armes

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  Un métrage, une image : Section de choc (1976) À Jacqueline « Le Marseillais, rends-toi ! » crie le flic de Bozzuffi, mais moi je ne démissionne, je visionne. De l’action, encore de l’action, toujours de l’action dirait Danton, alors Dallamano n’y vas pas mollo, il décèdera d’ailleurs bientôt, dans un accident d’auto. Pour l’instant, en été, sort en salle une sorte d’instantané, une photographie remplie d’énergie d’une certaine et turinoise Italie. Les années plombées, à main armée, connaîtront un tournant illico , avec l’assassinat d’Aldo Moro, lui-même devenu cadavre retrouvé à Rome au creux du coffre d’une Renault, décroîtront ipso facto , la Démocratie chrétienne, au régime déjà malsain, idem sur le déclin, remplacée par le capitalisme spectaculaire, sens duel, berlusconien, parce qu’il(s) le valai(en)t bien. Pourtant, deux ans auparavant, le spectateur perçoit un changement, comme un renversement, dont témoigne le métrage de son âge. L’idéologie s...

Opération Crossbow

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  Un métrage, une image : L’Arbalète (1984) À Jacqueline Voici disons quatre décennies, le Front national n’atteignait le haut niveau du Rassemblement homonyme, synonyme, les migrants de maintenant demeuraient des immigrés, le sida sévissait déjà, se dénonçait du côté du Bois, la guerre d’Algérie ne paraissait pas finie, en tout cas pour le fonctionnaire Falco, rapace froidement furax, émule de Machiavel, aux sympathies néo-nazies. Parmi Paname en pleine pénurie de came, leçon du Capital appliquée à la Capitale, les amitiés marseillaises suscitent le malaise, l’opposition des policiers, cynisme versus moralité, rappelle un peu celle au cœur du Tueur (de La Patellière, 1972), pareil la prostituée symbole de lucidité, de pureté. Tandis que les indics se recrutent puis se culbutent au sein d’une scène style Cruising (Friedkin, 1980), la France s’affirme ainsi, par métonymie, fébrile et fracturée, découpée en quartiers, en bandes, en gangs , en catégories désormais classée...

L’Étudiante

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  Un métrage, une image : Club de femmes (1956) Cadeau illico, de quelques lignes, à Jacqueline Fi de saphisme sur film, amateurs, allez ailleurs, déjà déjoués jadis à cause d’Antonioni, le mesuré Le amiche , amies mimis, devenu vif le suggestif Femmes entre elles (1955), traduction-trahison, donc. Idem à destination du MLF, que ce « CDF » fera fissa frémir à force de conformisme, la pseudo-directrice moralisatrice transformée d’une scène à la suivante, notez le téléphone blanc, accessoire dérisoire du ciné d’antan, de rien, molto mussolinien, en midinette suspecte, peste, éprise, surprise, de journalisme marié, désolé. Le DAL, me direz-vous ? Je réponds réquisition d’occasion, interdiction d’expulsion, le droit, de squatter, de cramer, sous un autre toit on l’étudiera, oui-da. À défaut de (se) caresser le minou, nos chattes flattent le matou, s’amusent à l’idée de le manger, aussitôt pensé, aussitôt hôtel particulier déserté, envahi, en catimini, v...

Les Frères corses

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  Un métrage, une image : Le Fils (1973) À ma grand-mère et à la mémoire de Petru Guelfucci Via Verneuil ( I… comme Icare , 1979), il finissait flingué à une fenêtre ; grâce à Granier-Deferre (& Graziani), Montand baisse le store , couvercle new-yorkais de condamné à mort. Il délaisse sa maîtresse, caméo express de la compagne du cinéaste, il s’occupe d’un « contrat », au téléphone, se défaire du beau-frère, fissa, il revient vite au familial foyer, à l’agonie jolie de la sarcastique Sophie assister. L’épouse tricote comme Pénélope, toutefois le fils ne ressent la nostalgie d’Ulysse, car il carbure à la mélancolie, solaire, scolaire, puisque l’obsèdent les circonstances du décès suspect du papounet. Tourné in situ , doté d’un casting bienvenu, scoré par Sarde , placé sous le signe d’une fable explicite, la peste selon La Fontaine, dommage pour Camus, le mélodrame méconnu et discrètement drolatique ne se soucie de sudiste sociologie, même si l’on ...

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise : Honorer Honoré

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               « Qualité française », à l’aise ou malaise… Eugénie Grandet (Xavier Giannoli, 2021) puis Illusions perdues (Marc Dugain, 2021) ne devraient guère déplaire à Jacqueline Waechter, cependant, de Balzac à nouveau adoubé, adapté, cette double dose interroge. Tandis que Mon petit doigt m’a dit… (2005), début de sa trilogie jolie, suivi du Crime est notre affaire (2008), Associés contre le crime… (2012), d’après l’increvable et vénérable Agatha Christie, connaissait un certain succès, Bertrand Blier, de Canal+ invité, taclait Pascal Thomas, « on en est là », oui-da. Dans le cas qui nous occupe, un peu nous préoccupe, le passé paraît sans cesse (re)présenté, puisque Balzac au cinéma ne date pas d’hier, plutôt du temps des Lumière, de celui d’Alice Guy la pionnière, donc, par corrélation, de Léon Gaumont ( La Marâtre , 1906). Lestée d’une bonne centaine de transpositions plus ou moins à la con, ...

Corrina, Corrina

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  Un métrage, une image : La Proie de l’autostop (1977) Voici donc une comédie noirissime, aux allures impures de vrai-faux western excessif et existentialiste, qui se charge à charge d’une certaine et médiocre image de la masculinité, transalpine ou point. S’il revisite la violence sexuelle des Chiens de paille (Peckinpah, 1971), cette fois-ci assortie du second couple pas si en (dé)route, surtout sarcastique, de Guet-apens (Peckinpah, 1972), Festa Campanile, par ailleurs auteur de l’amusant Ma femme est un violon (1971), pensée attristée pour Laura Antonelli, quel gâchis, de l’émouvant La Fille de Trieste (1982), grâce à Jacqueline Waechter découvert, en sus scénariste pour Risi ( Pauvres millionnaires , 1959), Bolognini ( Le Mauvais Chemin , 1961) ou Visconti ( Rocco et ses frères , 1960 + Le Guépard , 1963), filme sèchement un enfer moderne, dont l’aridité désertique et définitive reflète de fait l’âme perdue de personnages plus pires les uns que les autres, excep...