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Affichage des articles associés au libellé Louis-Ferdinand Céline

Les Gens de Mogador

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  Dur à cuire ? Pas dur à (d)écrire… Orpheline « émotive », « forêt enchantée », prince charmant au rêve « inconvenant » : davantage qu’au roman noir à la Dashiell, on songe à l’homonyme de Radcliffe, d’ailleurs mis en abyme en sourdine et mode moqueur. Si la juvénile Janine, pensionnaire émancipée, rapatriée, d’établissement forcément suisse, de dévergondage ou de subversion hexagonales, aucun risque, vive la neutralité rémunérée, souffre d’une forme de funèbre bovarysme, puisque lectrice avouée, assumée, d’ouvrages « tendancieux », mon Dieu, occultisme de gros sous, de filous, notre Nestor donc croque-mort connaît ses classiques et méconnaît le « nouveau-roman » du temps, réduit à une occupation à la con dépourvue de ponctuation, passons (la gomme m’ordonne Robbe-Grillet, olé). Le détective s’avère aussi, en catimini, cinéphile, c’est-à-dire au courant des alcoolisés agissements d’Orson Welles & Alexandre Astruc, t...

Le Corbeau

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  Magicien du matin ? Légende sans danse… Pendant le prélude, Pauwels rappelle le célèbre mot de Hugo adoubant Baudelaire ; mais face à celui de Céline , documenté, donc condamné, l’antisémitisme de l’auteur des Fleurs , impulsif, intempestif, paraît presque inoffensif. Passé ce préambule d’épouvantail « génial », à prendre avec des pincettes, le Louis à lunettes et regard caméra ne reviendra vers les ouvrages outrages, cède toute la place et l’espace à « l’ermite de Meudon », oracle cadré au sternum ou à la taille, assis sur un fauteuil impérial, l’interlocuteur commentateur se contentant de quelques plans de coupe et sur la bande-son de ses successives questions. Auparavant, après le générique à l’imprimerie, télévisuel « village global » de Marshall McLuhan se souvenant du temps récent de la « galaxie Gutenberg », mise en scène, à demi en abyme, de l’outil alors utilisé pour la fabrication des livres en papier, ni numériq...