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Affichage des articles associés au libellé Michel Ricaud

Lost Highway

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  Un métrage, une image : Les Putes de l’autoroute (1991) Tu devines vite qu’avec un tel titre, voici une virée de trivialité. Le prologue caracole, club coloré, chansonnette suspecte, déjà méta, refrain résumé, explicite et emblématique : « J’suis la hardeuse à tout l’monde/Au bout du sexe, je suis immonde  ». À la suite de cette vraie-fausse bande-annonce, censée exciter le spectateur, tant pis pour l’auditeur, prestation reprise plus tard, ne perdre à aucun prix, Marc Dorcel musique et produit, une image du métrage, diluer la durée, recycle cynique, comme un écho d’archéo aux boucles   classées X de jadis, le film commence au moyen d’une mise en abyme au carré, d’une mise en scène de l’obscène encore sonore, double décor. Au creux de l’habitacle, au fil de la nuit, de la cibi, une troupe de types se divertit, presque s’astique, en écoutant la gymnastique d'un confrère camionneur enculeur, caméo miso de Michel Ricaud. Boire ou baiser, il faut préférer...

Rêves de cuir + Rêves de cuir 2 : Wet Dreams + L’Exécutrice

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  « Rêver peut-être », à la Hamlet ? Célébrer l’obsession, saluer l’assassinat… Rêves de cuir (1992) débute en stroboscopie, gare à l’épilepsie, en regard caméra d’au-delà, d’elle à moi, à toi, se poursuit façon snuff movie , ravissement envahissant. Leroi remercie Corman, se met en abyme à l’arrêt d’autobus, où le rejoint Zara Whites en robe immaculée. La VHS va vite dévier sa vie… L’œuvre valeureuse se souvient de Vidéodrome (Cronenberg, 1983), préfigure Ring (Nakata, 1998). Film fantasmatique, in fine fantastique, Rêves de cuir s’apparente à un art poétique, à un traité politique, à une dérive climatique, sinon océanique, cf. la célèbre scène bleutée, gantée, à bouche bouchée, à plusieurs jets, sa bande-son de ressac. Il s’agit par conséquent, au propre, au figuré, d’un blue movie qui (se/nous) réfléchit, d’un métrage méta, mental, déroulé à domicile, d’une réflexion en action(s) sur le X, ses délices, ses supplices. Même muet, Rêves de cuir s’av...