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Affichage des articles associés au libellé Michael Caton-Jones

Élémentaire, ma chère Watson

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  Exils # 150 (15/12/2025) L’ambiguïté de Rosemary’s Baby (Polanski, 1968) ? Le dolorisme de L’Emprise (Furie, 1982) ? La chronologie de Lucky (Kermani, 2021) ? Périmètre mortel (Red, 2008) s’en moque à la truelle, malmène Famke Janssen qui se démène, se souvient de Verhoeven ( Hollow Man : L’Homme sans ombre , 2000), l’invisible devient visible via le sang de l’amant, violence virtuose, payer de sa vie le prix d’une nuit d’humide défi, logique symbolique empreinte de puritanisme. Si le synopsis se résume à ceci : une ex -détenue homicide affronte à domicile le fantôme d’un flic, la scène de ménage ne ménage ses dommages et mérite quelques lignes à demi laudatives. Nanti d’un titre d’origine programmatique ( 100 Feet ), assez bien adapté en français, ce survival marital, au final infernal, demeure en flammes, telle jadis la chaufferie du Freddy des Griffes de la nuit (Craven, 1984), naturalise le fantastique, n’en fait une affaire de subjectivité f...

Attrape-moi si tu peux

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  Un métrage, une image : Le Chacal (1997) À la mémoire de Mylène Demongeot L’ultime film de Sidney Poitier ne remake celui de Zinnemann ( Chacal , 1973), ni ne réadapte le titre de Forsyth, en conserve cependant quelques éléments, par exemple identités démultipliées, fusil en kit , bar gay , tombe atone. Échec critique, succès public, donc économique, il déplut aux deux intéressés précités, au compositeur Carter (Burwell), il semble aussi aux meilleurs ennemis Gere & Willis, rôles nonobstant inversés selon leur souhait. Il s’agit en sus d’une coproduction cosmopolite, pourvue d’un script basique, chasse à l’homme, entre hommes, en somme, commis par Chuck Pfarrer, le scénariste de Chasse à l’homme (Woo, 1993), justement, de Darkman (Raimi, 1990) ou Barb Wire (Hogan, 1996), par ailleurs non crédité collaborateur sur Sudden Impact (Eastwood, 1983) et Arlington Road (Pellington, 1999). Quant à Caton-Jones, ex -banquier écossais reconverti réalisateur hollywoodien, p...

Asher : Jackie

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  « Tueriez-vous Hitler ? » Question rhétorique, à la Johnny Smith , ma chère… On n’espérait pas grand-chose de Michael Caton-Jones, signataire impersonnel d’ opus insipides, dispensables, baptisés Scandal (1989) ou Basic Instinct 2 (2006), surtout pas un semblant de style. Ainsi son Asher (2018) ne déçoit pas, petit polar pépère de Grosse Pomme, à base de Mossad, d’Alzheimer, d’ennui joli, de rédemption d’occasion ( Hitman: Redemption , titre britannique programmatique). Mais on se laissa séduire par sa distribution pour ainsi dire en béton, surtout par la présence des très estimables Famke Janssen & Jacqueline Bisset. Je me dispense de reprendre ici tout le bien pensé à propos de l’interprète du Maître des illusions (Clive Barker, 1995), de X-Men (Bryan Singer, 2000), de La Dernière Mise (Chris Eigeman, 2007) ; je ne développerai pas davantage le portrait déjà dépeint de la dear Jackie, retournez-y. Cependant ces actrices, mère et fille d...